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« LA PERSPECTIVE, C’EST D’ÊTRE LE REFLET DES ATTENTES DU PUBLIC »

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Bés bi Le jour a un an aujourd’hui. A cette occasion, le directeur de publication, Mamadou Ndiaye, revient sur les péripéties du projet avant de se projeter dans le futur. Sur cette lancée, il annonce que la perspective du journal c’est d’arriver à être « le reflet des attentes du public sénégalais ».

Pourquoi le choix de Bés bi Le jour comme nom du journal ?
D’emblée, le titre s’est imposé. Le nom capte l’attention et se mémorise facilement. En plus, il se décline aisément sur l’espace dédié, ce qui aère la Une et les appels dans une touchante singularité qui codifie l’identité du journal et le personnifie. Pari gagné !

D’où est venue l’idée de lancer un quotidien pour le Groupe E-Media ?

L’idée a germé dans l’esprit des fondateurs du groupe. Mais nous avions inversé l’ordre de création des supports. Nous avions commencé avec emedia.sn, une semaine plus tard, s’en est suivie la création de la radio qui est une reconversion de Nostalgie et puis, il y a eu la télévision. Mais nous pensions qu’il nous manquait encore un autre support. Nous nous posions la question de ce que cela donnerait. Mais au gré de nos rencontres et de nos déplacements, beaucoup de gens nous demandaient toujours pourquoi nous n’avons pas complété la panoplie des supports par la naissance d’un quotidien. Et c’est comme cela que nous avons pensé qu’il était temps de lancer un journal. Nous avons voulu donner un symbole à sa création, c’est pourquoi il a été lancé au mois de décembre d’abord parce que c’était la fin de l’année ; ensuite, il y avait des événements qui se greffaient à ce mois de décembre qui ont été une sorte de conjonction de facteurs. Nous avons pensé que ce support allait donner de l’audience au groupe. Mais au même moment, il allait contribuer au débat démocratique. Et par la qualité de la production du journal, parce que c’était le critère fondamental pour la création du journal, de bâtir un projet éditorial qui complète les supports déjà créés mais en apportant une qualité éditoriale, une qualité des ressources humaines et un traitement de l’information qui nous différencie un peu de l’existant.

Quelles étaient les attentes de la direction générale par rapport à Bés bi ?
La direction générale a voulu donner une impulsion nouvelle. Nous avons pensé qu’il y avait du contenu à mettre et même les sujets les plus rabattus avec de l’information documentée, donc une quête permanente de l’information, pour donner de la densité au contenu des papiers produits par la rédaction. Pour cela, il nous fallait trouver des profils en adéquation avec cela et qui avaient du répondant. Et chacune de ces ressources était dédiée à une rubrique de telle sorte qu’il y ait moins d’appréhension pour la survie du journal, moins d’hésitation à capter les audiences, à adresser ces urgences. Et nous avons trouvé des jeunes dames plus des jeunes garçons qui sont très rompus à ces questions-là, notamment sur les questions de santé avec Suzanne, les questions de culture avec Adama Aïdara Kanté, des questions de société avec Ndèye Anna Ndiaye, plus l’économie avec Bakary Camara, la politique, les enquêtes, portraits et reportages avec Babacar Guèye Diop et Falilou Mballo. Et Hamath Kane, ayant sa grosse expérience d’un journal, Bés bi s’imposait de lui-même. Et tout de suite, les revues de presse se sont emparées de nos titrailles, un trait d’identité de Bés bi Le jour.

Quels sont les défis de Bés bi dans un monde aussi concurrentiel ?
C’est d’abord de rester soi-même après avoir tracé son sillon, avec son contenu assez intéressant. Bés bi doit confirmer les présomptions attendues de lui. Mais en même temps, il faut accentuer la perspective. Il s’agira de faire en sorte qu’il s’installe durablement sur ce créneau du travail de qualité et de contenu marqué par une densité, un traitement assez spécifique des sujets d’actualité. Mais Bés bi doit, du point de vue de la responsabilité qui lui est assignée par la direction générale, sous l’impulsion de Mamoudou Ibra Kane, arriver à être le reflet des attentes du public sénégalais. Un public assez exigeant mais parce que l’offre éditoriale n’a pas encore répondu à son appel. Avec l’arrivée de Bés bi, le public est devenu plus exigeant, c’est-à-dire que quand nous traitons un sujet, le public s’attend à ce qu’il y ait une profondeur d’analyse. Nous allons au-delà de ce que nous offrent les hommes politiques par exemple.

Quelles sont les perspectives du journal ?
C’est d’abord de célébrer l’an 1 de Bés bi Le jour parce qu’une année dans le domaine du journal papier c’est très difficile. Il faut être sûr qu’il y a du papier, que le papier est à bon prix et en même temps disponible. C’est un marché qui est assujetti à des variations de prix liées à l’approvisionnement du marché international. Cet aspect, une fois réglée, il faut que la question de l’impression soit réglée. A ce niveau-là, nous croisons les doigts nous nous adressons à des imprimeurs qui sont assez étoffés et qui donnent du sérieux à notre projet. Parce qu’ils considèrent effectivement que nous avons du répondant. Nous tentons d’être dans l’originalité. Nous fêtons cela avec beaucoup de modestie et de sobriété. Mais en même temps, nous nous interrogeons sur le futur du projet. Il a un contenu, mais nous voyons dans quelle mesure explorer la vente du journal en ligne. On peut nourrir une ambition d’être parmi les premiers en peloton de tête pour compter sur une influence réelle. Notre perspective, c’est de consolider les acquis, ensuite essayer d’ouvrir un horizon ce jeudi 1er décembre pour dire aux lecteurs que ce journal est le leur et en même temps que nous sommes réceptifs à leurs perceptions, à leur remarques et observations.

Suzanne SY

1er décembre 2022


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