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LA POSITION AFFICHÉE PAR ALASSANE SECK DE LA LSDH

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Alassane Seck comprend la révolte d’Aminata Touré. Tête de liste nationale de BBY, elle s’attendait à être propulsée au perchoir de l’Assemblée nationale. Le maire de Richard-Toll, Dr Amadou Mame Diop, choix du président Macky Sall, l’a coiffée au poteau.

L’invité du JDD explique : « En 2014, quand on l’a évincée du poste de Premier ministre, j’étais choqué. Le prétexte était qu’elle n’avait pas gagné dans son fief de Grand-Yoff. Pour moi, ce n’était pas un argument. Je connais des membres du gouvernement qui n’avaient pas gagné et qui étaient restés. C’était une façon de la faire partir. »

Mais, il estime que « le plus grave, c’est la deuxième fois, au Conseil économique, social et environnemental (CESE). Où elle a fait à peine huit mois (avant) d’être destituée. En contrepartie, la personne (Idrissa Seck) qui a été prise n’était pas forcément la meilleure formule. » Pour lui, « c’était la deuxième trahison. »

« Celle de trop, c’est celle-là, a-t-il poursuivi. Il fallait attendre le jour du vote, le 12 septembre, pour qu’elle (Aminata Touré) sache qu’elle n’était pas (la candidate). Pour moi, c’est un manque de respect notoire. Parce que tout le monde disait que c’était acquis, pour une fois, il y aura une femme présidente de l’Assemblée nationale. Elle a été tête de liste nationale, elle a travaillé et parcouru des milliers de kilomètres. Pour moi, cela aurait été plus simple, de lui dire, ‘’tu ne pourras pas être candidate’’ mais attendre 10 minutes avant le démarrage du vote, c’est très (très) frustrant ».

Le membre de la société civile, rappelant qu’à chaque fois, Aminata Touré a été remplacée par des hommes, a conclu que ce sont « les femmes qui trinquent à la place des hommes ».

Dié BA
Pape Doudou DIALLO (Photo)

18 septembre 2022


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