LA POSITION DE PHILIPPE LALLIOT, AMBASSADEUR DE FRANCE AU SÉNÉGAL

news-details
DÉTENTION DE GUY MARIUS

« Ça n’a ni queue ni tête ». C’est la réponse de Philippe Lalliot, nouvel Ambassadeur de France au Sénégal, sur l’accusation selon laquelle Paris serait derrière l’emprisonnement de l’activiste par ailleurs coordonnateur du Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (FRAPP/FRANCE DEGAGE), Guy Marius Sagna.

« Sur FRAPP/FRANCE DEGAGE, très franchement, je trouve que ce n’est pas à la hauteur des enjeux et des ambitions dans la relation entre le Sénégal et la France », minimise par ailleurs le diplomate, invité du ’’Grand Jury’’ de Rfm, ce dimanche, 9 février.

« La liberté d’expression a ses limites »

Poursuivant, il ajoute : « Le Sénégal n’a pas besoin d’un bouc émissaire mais de partenaire. Je dirai que la seule ambition française, c’est de continuer à être ce premier partenaire de confiance et d’amitié. Je ne dis pas ça par langue de bois. Je dis simplement qu’on doit faire attention aux mots qu’on utilise. C’est peut-être une déformation professionnelle mais moi, je ne suis jamais pour l’exclusion. Je vous dirai la même chose de certains mouvements populistes en France, qu’on voit fleurir d’ailleurs dans beaucoup de pays sinon dans tous les pays. Je pense qu’on a tous collectivement quelque chose à faire compte tenu des défis auxquels on est confronté, que de mariner dans ce genre de récrimination. Mon job, c’est de faire en sorte que cette relation si particulière entre le Sénégal et la France continue à prospérer. »

S’agissant du respect des libertés, l’ambassadeur de France met, toutefois, un bémol : « Bien évidement, la France défend les libertés fondamentales, tout ce qui fonde, nourrit et fait vivre l’Etat de droit. Ces droits, ils trouvent à s’exercer en conformité avec les lois et les règles en vigueur dans le pays considéré. Oui, il y a une liberté d’expression, d’opinion et de manifestation, en France comme au Sénégal parce que ce sont 2 grandes démocraties mais il y a des limites à ça. Et les limites, ce n’est pas de violence, pas de discours d’incitation à la violence, pas de menace à la sécurité des personnes et des biens, etc. »

Vous pouvez réagir à cet article