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LA PROPOSITION DE BATHILY, POUR FAIRE BAISSER LA TENSION

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Le premier africain émissaire de l’Onu en Libye, Abdoulaye Bathily, a présenté son rapport sur la situation du pays en proie au chaos depuis plus de 11 ans. Le Sénégalais, évoquant les résultats de ses consultations, a exclu l’organisation d’élections dans un avenir proche. Rappeler que l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Libye, António Guterres, confirmé au poste début septembre, était attendu pour mener des pourparlers inter-libyens qui devront déboucher sur des échéances électorales. Mais, le diplomate sénégalais, après avoir multiplié les rencontres avec les responsables de Tripoli, a pu mesurer « les profondes divergences entre les Libyens », surtout en ce qui concerne la base juridique qui devrait permettre l’organisation des élections générales, rapporte Rfi.

Son rapport souligne, par conséquent, que le chemin vers les élections doit maintenant passer par la réunification de l’Exécutif et c’est la tâche à laquelle il doit s’atteler d’urgence.

Deux gouvernements se disputent le pouvoir depuis mars dernier en Libye. L’envoyé spécial de l’ONU prévoit d’organiser une rencontre entre le chef du Parlement et le chef du haut-conseil consultatif, pour encourager l’application de l’accord sur la réunification des institutions.

Pour relancer le volet sécuritaire de l’accord politique gelé en raison de la crise du pouvoir, et faire baisser la tension, l’historien, universitaire et homme politique sénégalais, plusieurs fois député et ministre sous les présidences d’Abdou Diouf et Macky Sall, et ancien chef de file de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (LD/MPT) pendant 29 ans, a convoqué une réunion du comité militaire commun 5+5, composé de cinq représentants pour l’Est et pour l’Ouest du pays, qui aura lieu en sa présence demain jeudi, 27 octobre à Syrte.

Avant de quitter New York, Abdoulaye Bathily a tenu à rencontrer tous les représentants des pays impliqués en Libye. Ce faisant, il a insisté sur la nécessité et l’importance d’un soutien international coordonné aux efforts des Libyens et des Nations unies. Il a appelé ces pays à s’abstenir de prendre des décisions unilatérales qui pourraient approfondir davantage encore les divisions libyennes.

Emedia avec Rfi

26 octobre 2022


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