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LA RÉACTION DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

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La mort d’Ayman al-Zawahiri, abattu au cœur de Kaboul par un tir de drone, ce week-end, a suscité de vives réactions dans la communauté internationale. En annonçant la nouvelle lundi soir, le président américain Joe Biden a estimé que « justice a été faite ». « Peu importe le temps que cela prendra, peu importe où vous vous cachez, si vous êtes une menace pour notre peuple, les Etats-Unis vous trouveront », a-t-il averti.

Toujours outre-Atlantique, d’après libération, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a salué l’intervention américaine : « La mort d’Ayman al-Zawahiri est un pas vers un monde plus sécuritaire. Avec ses partenaires, le Canada va continuer à contrer les menaces terroristes, promouvoir la paix et la sécurité et protéger les gens ici et à l’étranger ».

Barack Obama, ancien président des Etats-Unis, a lui aussi salué la décision de son prédécesseur : « Cette nouvelle est une preuve qu’il est possible d’éradiquer le terrorisme sans être en guerre en Afghanistan. J’espère que cela offrira un peu de paix aux familles du 9/11 [le 11 Septembre, ndlr] et à tous les autres qui ont souffert à cause d’Al-Qaeda ».

C’est d’ailleurs sous sa présidence, le 1er mai 2011, qu’Oussama ben Laden a été tué par un commando américain au Pakistan, dix ans après les attentats du 11 Septembre. Les photos de Barack Obama et de son vice-président d’alors, Joe Biden, en train de suivre en direct l’opération militaire, avaient fait le tour du monde.

Même constat pour le ministère des Affaires étrangères d’Arabie Saoudite, qui s’est félicité de l’assassinat du « chef terroriste d’Al-Qaeda », responsable « de la planification d’odieuses opérations terroristes aux Etats-Unis, en Arabie Saoudite et dans plusieurs autres pays du monde ».

En Israël, le Premier ministre par intérim Yaïr Lapid s’est aussi réjoui de la nouvelle : « Le monde est plus sûr aujourd’hui. Je félicite le président des Etats-Unis et tous ceux qui ont participé au succès de l’opération américaine visant Ayman al-Zawahiri. Les groupes terroristes et leurs commanditaires doivent savoir : vous êtes en sursis. Les forces de la liberté vous traduiront en justice », a-t-il tweeté.
En fin de matinée, le gouvernement français n’avait pas encore réagi à la nouvelle.

La mort d’Ayman al-Zawahiri survient en terre afghane, dans un pays que les troupes américaines n’étaient pas censées fouler, selon les accords de Doha conclus en 2020 avec les talibans.
« De telles actions constituent une répétition des expériences ratées des vingt dernières années et sont contraires aux intérêts des Etats-Unis d’Amérique, de l’Afghanistan et de la région. Répéter de telles actions va endommager les opportunités existantes », a prévenu Zabihullah Mujahid, porte-parole des talibans, pour qui il s’agit d’une « claire violation des principes internationaux ».

Les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir violé les accords : les premiers pour être intervenus sur leur territoire ; les seconds pour avoir « hébergé et abrité » Ayman al-Zawahiri, alors que les talibans s’étaient engagés à ne pas accueillir Al-Qaeda sur leur sol.

Hawa TOUMAGNON (Stagiaire)

2 août 2022


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