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LA RÉFLEXION DE BOUBACAR BORIS DIOP

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Pour la 2e édition du Salon du livre et la lecture, qui a été clôturée le 5 décembre, le journaliste et écrivain, Boubacar Boris Diop a été choisi pour faire le discours inaugural de l’évènement. Le thème central était axé sur « Pandémie et Covid-19 ». Selon lui, les livres ont été un refuge et un antidote durant le confinement lié à la crise sanitaire qui continue de sévir dans le monde. « L’on n’a jamais autant lu dans le monde entier que pendant le confinement. Les livres, surtout ceux qui transportent loin d’un univers mal maîtrisé, ont été un refuge et un antidote », a fait observer le romancier.

Parlant de la thématique « Littérature et Covid-19 », Boubacar Boris Diop relève la faible production littéraire africaine sur les épidémies en général. "Qu’en compagnie des hommes", de l’écrivaine ivoirienne Véronique Tadjo et "es eaux noires", du Sénégalais Abdoul Kane sont une timide exception. Mais si les auteurs se sont abstenus d’écrire sur le Covid-19, il n’en demeure pas moins qu’ils sont restés créatifs et ont même parfois adoré le confinement », reconnaît-il. Poursuivant son discours, l’auteur de « Murambi, le livre des ossements », indique que ce virus, habile à se répliquer et à déjouer les conclusions des laboratoires, résiste autant pour l’heure au vaccin qu’à la narration romanesque. « Si la vie littéraire classique a été totalement inexistante avec l’absence de festivals, de salons du livre pendant deux ans, le confinement a été une opportunité de lecture intense pour le commun des mortels », estime-t-il. Le confinement a engendré une profonde intimité entre le Covid-19 et la littérature. Et du jour au lendemain, presque tous les citoyens se sont mis à écrire, « entrant de ce fait dans une relation personnelle avec le virus ». « Ils l’ont supplié de se montrer clément, et l’ont aussi houspillé ou cherché à l’amadouer », dit-il.

Adama Aidara KANTÉ

7 décembre 2021


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