REPRISE DU POINT QUOTIDIEN : « CE N’EST PAS SUFFISANT »

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JURY DU DIMANCHE

Suspendue depuis mai dernier, le point de situation quotidien a repris depuis vendredi dernier, sur instruction du chef de l’État, Macky Sall. Introduits par le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, des responsables au premier plan de la riposte, font le point sur l’avancée de la maladie, au Sénégal.

"C’est peut-être une bonne chose mais ce n’est pas suffisant", minimise Pr Cheikh Ibrahima Niang, socio-anthropologue, devant le Jury du dimanche (JDD). Parce que, justifie l’invité de Mamoudou Ibra Kane, "dans les épidémies, à un moment donné, nous arrivons à un seuil de saturation. Les gens n’écoutent plus, ils zappent, cela ne les intéresse plus d’avoir les chiffres. Les statistiques sont ennuyeuses. Ça peut attirer l’attention quand ça monte très fort mais quand ça diminue, les gens n’y prêtent plus attention. Parce que communiquer, c’est mettre les gens au même niveau. Il n’y a pas un qui communique, un qui informe, et un autre qui enregistre." "Il faut que cela passe des deux côtés, souligne-t-il. C’est-à-dire qu’il faut que cette interaction puisse être génératrice de co-construction."

Pour finir, relève-t-il, "si on n’a pas une concertation dans les familles, pour avoir des consensus, on parviendra difficilement à casser la chaîne de transmission". D’autant plus qu’après la Tabaski, d’autres événements religieux d’envergure se profilent à l’horizon tels que le Magal de Touba, les Gamou et autres.

D’après les autorités sanitaires, les mouvements de foule, avant, pendant et après la Tabaski, ont multiplié par neuf les cas et causé une hausse des décès de 68%.

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