LA SOCIÉTÉ CIVILE AFRICAINE REMET EN CAUSE LE MODÈLE ÉCONOMIQUE DU CONTINENT

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ECONOMIE

L’Afrique doit repenser son modèle économique. C’est l’avis d’une sommité d’intellectuels africains qui se réunit pour trois jours, du 2 au 4 septembre, à Dakar. Ils comptent explorer des solutions alternatives à l’orthodoxie de la pensée économique imposée au continent africain depuis des décennies.

Jusque-là, les politiques d’ajustement structurelles et celles néolibérales n’ont pas produit l’effet escompté d’où l’urgence de changer de paradigme, pensent ces membres de la société civile africaine. « Pendant toutes ces années, nous avons essayé des choses qui n’ont vraiment pas marché (...). Nous savons que notre continent est riche. Il y a aussi d’énormes talents. Nous avons toutes les expertises et toutes les ressources qu’il faut pour faire un très grand bond en avant », renseigne le directeur exécutif de TrustAfrica, Dr Ibrahima Sall.
En ce qui concerne la politique économique, les pays africains ont toujours la même monoculture, les mêmes idées, les mêmes recettes. S’il en est ainsi, c’est parce que, ces politiques sont édictées par les occidentaux.

« L’application des préceptes économiques vient généralement des institutions financières internationales. Et depuis 40 ans, ça ne marche pas. Maintenant, il s’agit de mettre en marche un mouvement pour que les autres traditions en économie puissent être rendues visibles pour que les politiques publiques puissent aussi être informées par d’autres manières de penser l’économie », estime l’Economiste, Ndongo Samba Sylla.

Ce panel sur l’économie africaine verra aussi la participation de l’ancien ministre d’Etat et Conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies pour Madagascar, Pr Abdoulaye Bathily.

L’objectif ultime de cette rencontre est d’aider les mouvements à travers l’Afrique à promouvoir un agenda cohérent de plaidoyer fondé sur les droits et de justices économiques, de sorte à avoir un impact concret sur le changement de trajectoire du développement et des droits de l’homme sur le continent. Elle contribue à jeter les bases de nouvelles formes de production et de diffusion des connaissances pouvant fonctionner à l’intersection de la recherche, de l’enseignement, du plaidoyer et des politiques.

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