LA SOCIETE CIVILE EXIGE UNE ENQUÊTE INDÉPENDANTE ET CRÉDIBLE

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RÉPRESSION MEURTRIÈRE

La société civile sénégalaise crie justice suite aux violentes manifestations qui ont occasionné une dizaine de morts, tous des jeunes âgés entre 12 et 35 ans. Dans leur ligne de mire, il y a également les nervis ou gros bras filmés en train de mâter les manifestants.

"Avant même la déclaration d’Ousmane Sonko, nous, de la société civile avions déjà demandé, lorsque nous avons été informés des décès, qu’il ait une enquête indépendante et crédible, afin de faire la lumière sur les circonstances des décès", lâche le Directeur exécutif d’Amnesty international section Sénégal, Seydi Gassama.

Son collègue de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO), Sadikh Niasse, embouche la même trompette, , dans les colonnes de Sud Quotidien, soulignant "qu’on dénombre plus de dix morts... On a vu des gens participer aux manifestations, on ne sait pas s’ils sont de la police ou pas ou bien si ce sont des milices, qui tiraient à bout portant sur des manifestants avec des armes à feu. C’est ce que tout le monde a vu et ça a fait beaucoup de dégâts. Ce que nous, la société civile, nous demandons, c’est qu’il faudrait clarifier et effectivement situer le rôle et l’identité de ces personnes par une ouverture d’enquête."

Et ce, dans les "meilleurs délais", embraie le Secrétaire général du Groupe de recherches et d’appui à la démocratie participative et la bonne gouvernance (GRADEC), Ababacar Fall.

"Les manifestations qui ont suivi l’arrestation d’Ousmane Sonko ont été d’une rare violence avec son lot de pillages et de saccages des biens publics et privés. Le fait notoire dans cette situation est l’utilisation de nervis ou gros bras que tout le monde a vu à travers des vidéos et des reportages où on a vu des personnes dans des voitures de type pick up ou à pied, armées de gourdins et machettes, en découdre avec les manifestants. Ce qui est inacceptable dans un État de droit où l’utilisation de la violence est du ressort des forces de défense et de sécurité. Dès lors, peut s’expliquer le nombre de morts qui a été dénombré".

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