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LA SOLUTION EST DANS LE BLÉ LOCAL

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Le temps n’est-il pas venu de nous lancer dans la production de blé au Sénégal ? La question est loin d’être saugrenue d’autant plus que la recherche a tranché. La balle est dans le camp de l’autorité étatique qui doit non seulement appuyer la recherche, mais créer les conditions pour le développement de la filière blé.

« Nous allons vers la hausse du prix du pain pour sauvegarder des emplois, pour préserver la rentabilité de nos entreprises, pour garantir aux consommateurs sénégalais la disponibilité au quotidien du pain de meilleure qualité ». La messe est donc dite, lundi, au sortir de la réunion du Conseil national de la consommation à la Sphère ministérielle Habib Thiam de Diamniadio, par la ministre du Commerce et des Petites et moyennes entreprises, Aminata Assome Diatta. Selon elle, pour arriver à ce niveau de prix, « l’Etat a fait des efforts en suspendant l’application des droits de douane sur le blé, mais également en suspendant l’application de la Tva sur la farine ».

En parlant de droits de douane, on fait référence particulièrement aux importations de ce produit de première nécessité. Le blé représente 2,5 % des importations totales du pays en 2019. Les importations en la matière se chiffrent en 2019 à FCFA 107,8 milliards. En volume, elles atteignent 702,8 milliers de tonnes en 2019, contre 604,5 milliers de tonnes en 2018. Dépendant donc totalement des importations, le coût du pain au Sénégal ne pouvait que subir le diktat des cours mondiaux. Mais qu’a fait l’Etat du Sénégal depuis plusieurs décennies ? Se limite-t-il juste à jouer sur les subventions et autres actions sur le niveau de taxation de ce produit d’importation ? Sommes-nous condamnés à consommer le blé provenant d’Amérique du sud ou un peu partout à travers le monde ? Et pourtant le monde de la recherche a fait des pas de géants pour mettre sur le marché un blé made in Sénégal.

Mandiaye THIOBANE

15 décembre 2021


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