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LA TRANSITION SAISIT L’ONU ET ACCUSE LA FRANCE D’ARMER DES TERRORISTES

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Le Mali a sollicité la tenue d’une réunion d’urgence pour faire un point sur la situation dans le pays avec certaines « pratiques sombres » de la France. Il dénonce certains « actes d’agressions de la France qui est une violation de sa souveraineté » à savoir de soutien apporté aux djihadistes et des espionnages pour fournir des renseignements aux terroristes.

Une information publiée mercredi par « Jeune Afrique » qui rapporte que « Bamako y dénonce une nouvelle fois des violations répétées de l’espace aérien du Mali par la France » a provoqué la saisine du Conseil de sécurité de l’ONU par les autorités maliennes, qui assurent être en mesure de prouver que la France a « armé et renseigné des groupes terroristes ».

En effet, « depuis plusieurs mois il nous a été donné de constater des violations répétitives et fréquentes de l’espace aérien malien par les forces françaises, en y faisant voler des vecteurs aériens tels que des drones, des hélicoptères militaires et des avions de chasse, sans autorisation des autorités maliennes », a dénoncé ce mercredi, le ministère des Affaires étrangères malien.

Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères affirme détenir « des éléments qui indiqueraient que la France avait collecté des renseignements au Mali afin de les fournir à certains groupes terroristes » et aurait « livré des armes et des munitions à ces derniers ».

Ces accusations interviennent au lendemain du départ du Mali, des derniers militaires français de l’opération Barkhane qui vivaient encore sur les terres maliennes depuis neuf ans.
Depuis le début de l’année 2022, les Forces armées maliennes (FAMa), « munies de nouvelles capacités, ont enregistré plus de 50 cas délibérés de violation de l’espace aérien malien par des aéronefs étrangers, notamment opérés par les forces françaises, sous différentes formes. Aux actes d’indiscipline caractérisés par des refus d’obtempérer aux instructions des services de contrôle aérien, s’ajoutent des cas d’extinction des transpondeurs dans le but de se soustraire au contrôle », selon le communiqué.

Il poursuit : « s’y ajoutent également des cas de falsification de documents de vol, ainsi que des cas d’atterrissage d’hélicoptères dans des localités hors aérodromes, sans autorisation préalable. De nombreux vols d’avions de renseignement et de drones évoluant à haute altitude ont été notés, qui se livraient à des activités considérées comme de l’espionnage, de l’intimidation voire de la subversion ».

H.T

17 août 2022


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