[LANCEMENT DES TRAVAUX DU BRT] : « LE TAUX DE MOTORISATION DES MÉNAGES EST FAIBLE »

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CETUD

Les travaux du Bus rapid transit (BRT), qui va relier les villes de Guédiawaye à Dakar, seront lancés ce lundi après-midi, 28 octobre, par le Chef de l’Etat, Macky Sall. S’agissant de l’opportunité du projet, Thierno Birahim Aw, le Directeur général du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD) souligne l’impérieuse « nécessité de mettre en œuvre des solutions hardies » contre « la congestion routière, qui entraîne des coûts économiques, environnementaux et sociaux extrêmement élevés ».

« Mais au-delà du constat, dit-il, interrogé par Le Soleil, c’est le temps de l’action. Parce que, présentement le taux de motorisation des ménages est relativement faible (25 véhicules particuliers pour 1.000 personnes, au lieu de 500 pour 1000 dans les pays développés) et que 80% des déplacements motorisés dans la région de Dakar se réalisent en transports publics. Le temps de l’action parce que la région-capitale comptera 7 millions d’habitants à l’horizon 2040, soit le double de la population actuelle, avec comme corollaire une forte augmentation des besoins de mobilité dans un territoire où les possibilités d’extension des réseaux de transports sont limitées ».

C’est pourquoi, « dans la perspective de répondre à cette lancinante problématique du déplacement optimalisé, le gouvernement du Sénégal a adopté un plan quinquennal dénommé ’’La Lettre de politique des déplacements urbains à Dakar’’ (Lpdud), afin de prioriser l’investissement sur les modes durables de transports collectifs et d’infléchir la courbe de croissance de l’automobile ».

Ainsi, le choix du gouvernement s’est porté « prioritairement » sur la mise en place du Train express régional (TER) pour relier le centre-ville à la périphérie Est de l’agglomération (en desservant la ville de Diamniadio et le nouvel aéroport international) et d’un réseau moderne d’autobus à haut niveau de service (que nous appelons par le sigle anglais BRT) ». Des projets « phares » du Plan Sénégal Émergent (PSE), qui « permettront d’amorcer avec détermination une transition vers un transport public durable ».

Le coût du projet (BRT) est estimé à environ 300 milliards F CFA avec 4 composantes. La composante A du projet, « porte sur la construction d’une ligne d’autobus BRT de 18,3 Km entièrement séparée du reste du trafic, qui reliera la gare routière de Petersen sise à Dakar-Plateau et la Préfecture de Guédiawaye (Banlieue Nord) avec la création de 3 grands pôles d’échanges et 23 stations supplémentaires ».

La composante B concerne la restructuration du réseau de transport public, l’installation de mobilier urbain sur les lignes secondaires, la réalisation de travaux sur les routes de dessertes et les voies proches du couloir BRT, ainsi que les différentes activités favorables à l’amélioration de l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

La composante C comprend le renforcement de capacités et le suivi des résultats. Et la D porte sur les activités liées à la sécurité routière y compris la communication et la formation.

Selon lui, le BRT se veut un projet ’’vert’’ car « suivi par le Fonds vert mondial pour le climat », qui devrait participer au financement à hauteur de 35 milliards F CFA (dont 15 millions en don) avec la prise en charge de l’aspect environnemental.

Par ailleurs, le secteur privé contribuera pour environ 15% du coût global du projet dont l’investissement permettra l’acquisition et l’exploitation d’une flotte initiale de 144 autobus articulés.

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