LE BOS POINTE LE CURSEUR SUR 2020, CES ÉCUEILS À CORRIGER

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REVUE ANNUELLE DU PSE

Le budget-programme, visant à renforcer l’efficacité des politiques budgétaires nationales, est venu à son heure. C’est ce qu’on peut retenir à l’issue de la revue annuelle de l’exécution des projets et réformes phares du Plan Sénégal Émergent (PSE). Le constat est fait dans différentes fiches de suivi des projets et réformes phares, présentées lors de l’atelier bilan 2019 du Bureau opérationnel de suivi du PSE (BOS-PSE) que les clignotants sont souvent au rouge, pointant l’absence de mobilisation du budget.

Contre-performances

Un exemple parmi d’autres, s’agissant du projet de modernisation de l’administration, sur un budget initial fixé à 50 millions F CFA, 16 millions ont été mobilisés, pour un gap de 34 millions. Aussi, pour la mise à disposition du foncier, pour accompagner les projets d’infrastructures, le pointeur est à 0 sur les 209 millions 061 mille 052 F CFA attendus. Alors que la vocation dudit projet est de « régler les conflits liés à la libération des emprises », entre autres ambitions.

Le secteur de l’immobilier, lui, plaide pour la mobilisation du foncier, du financement, en plus de lever les écueils concernant l’absence d’assainissement pour les projets d’habitat, concernant surtout Diamniadio.

« C’est un élément qu’il faut prendre en compte, tempère Me Ousseyni Kane, le Directeur général du BOS-PSE. Dès fois, il y a des ambitions annuelles qui sont fixées mais on a des retards dans la mobilisation de certains financements. Mais, on est confiant parce que cela n’a pas affecté globalement l’état d’avancement de l’ensemble des projets. Aujourd’hui, avec l’innovation que constitue la mise en place du budget-programme, cela va créer un impact assez fort. Parce qu’on aura plus de visibilité dans la mobilisation des financements pour que les projets soient mieux tenus ».

A travers cet atelier, explique-t-il, « il s’agit d’évaluer, avec l’ensemble des acteurs, de faire l’état d’avancement des projets avec des éléments de preuves pour montrer aussi les performances et les contre-performances de ces projets ». A cet effet, signale-t-il, « les facteurs de performances et de contre-performances de chaque projet, avec des propositions de solutions, seront compilées, dans un rapport, lequel sera remis au chef de l’Etat, Macky Sall pour arbitrage. »

Globalement, ajoute-t-il, « le PSE a montré ses preuves, que ce soit dans le secteur de l’énergie, de l’agriculture, les mines, les réformes, le Doing business. Mais, on doit faire plus parce qu’on est en période de rattrapage, on doit aller en mode fast-track. Le BOSS va agir pour mettre en tension l’ensemble des acteurs pour leur permettre de livrer les projets ».

Perspectives

Ainsi, la rencontre a permis de décliner les perspectives dans la mise en œuvre du PAP 2 du PSE, constituant la matrice des politiques économiques et sociales du Sénégal. PSE Vert (reforestation durable du territoire national), et le pôle industriel de transformation des produits de la mer (renforcement de la valeur ajoutée des produits halieutiques exportés) en sont quelques-uns des projets phares à structurer en 2020.

Pour ce faire, le Sénégal peut compter sur l’appui de partenaires tels que la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), la coopération belge, etc.

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