LE BRÉSIL ÉGALEMENT ACCROCHÉ PAR LE NIGÉRIA, NEYMAR SORTI SUR BLESSURE

news-details
MATCH AMICAL

Ce n’est pas encore ça pour la Seleção. Les équipiers de Neymar, sorti blessé dès la 11e minute, n’ont pas su faire mieux qu’un match nul face au Nigéria (1-1) ce dimanche à Singapour. C’est le quatrième match sans victoire pour les hommes de Tite. Aligné en défense centrale, Marquinhos a été en difficulté à l’image du but encaissé par les Brésiliens.

Jamais deux sans trois, mais jamais trois sans quatre pour le Brésil de Tite. Dans ce diptyque de matches amicaux pour la Seleçao à Singapour, et après le nul obtenu face au Sénégal jeudi dernier (1-1), c’est ce même score que les quintuples champions du monde n’ont pas réussi à prendre le dessus face à de valeureux Super Eagles.

Un quatrième match de suite sans victoire pour Tite – une première depuis sa prise de fonction en 2016 – qui a surtout dû faire rapidement sans Neymar, sorti dès le début de match après une alerte musculaire (11e). Mais les approximations défensives couplées aux manques d’idées offensives ne doivent pas faire oublier une prestation plus que brouillonne des vainqueurs de la dernière Copa America.

La sortie de Neymar a réveillé le Nigéria

Dès les premières minutes et malgré une volonté des hommes de Tite de confisquer le ballon à leurs adversaires, les Auriverdes ont été surpris par la vitesse et la spontanéité de Victor Osimhen, aligné en pointe par Gernot Rohr. L’attaquant lillois a alerté Ederson d’une frappe du droit à gauche de la surface (6e), avant le premier événement majeur de cette rencontre disputée sous la chaleur et un très fort taux d’humidité. Après une accélération pour servir Gabriel Jesus dont la frappe, contrée in extremis, aurait pu inquiéter Uzoho, le meneur de jeu a fait signe à son banc en se tenant l’arrière de la cuisse. Le Parisien n’a pas souhaité en faire plus et n’a pris aucun risque, comme le staff brésilien, en le remplaçant par Philippe Coutinho. Et cette sortie majeure a eu le don de réveiller les Super Eagles.

Mis à part deux frappes dangereuses de Gabriel Jesus (28e) et Roberto Firmino (30e), les hommes de Gernot Rohr ont pris le jeu à leur compte. Et n’ont pas tarder à ouvrir la marque : arrivé lancer Aribo, après une passe de Moses Simon qui fut trouvé par Osimhen, a éliminé d’un sublime crochet Marquinhos avant de battre de près Ederson (0-1, 34e). Wildried Ndidi ne fut pas loin de faire le break (37e), alors que le Brésil tentait de réagir timidement via un coup franc de Coutinho (44e).

Casemiro a réparé l’attentisme de Marquinhos

Tite a sagement attendu la mi-temps pour remobiliser ses troupes, dont la prestation fut très brouillonne au cours du premier acte. Il faut croire que ses mots ont déclenché une réaction digne de nom : après seulement deux minutes de jeu en deuxième période, les siens recollaient. Marquinhos ne s’est pas racheté de son attentisme sur le but nigérian, mais sa tête sur le poteau a profité à Casemiro, reprenant en deux temps le ballon dans les cages vides (1-1, 47e). On s’est alors dit que le Brésil allaient dérouler. Les occasions se sont bien enchaînées face au but d’Uzoho déterminant face à Gabriel Jesus (56e) ou chanceux sur certaines tentatives (55e, 58e).

Son changement sur blessure (62e) après une mauvaise sortie a marqué la fin du match, ou presque. Cette sortie du portier nigérian a entraîné une baisse drastique du rythme du match, et ce ne sont pas les tentatives de Richarlison (73e), Gabriel Barbosa (75e) – rentré à la place de Roberto Firmino (62e) – ni la frappe enlevée de Chukwueze (84e) qui changeront quoique ce soit.

Malgré une certaine volonté des ouailles de Tite de vouloir stopper cette mauvaise série – via une sauvetage incroyable d’Ajayi sur la tentative de Coutinho (88e) – ils ont du vite se résoudre à se quitter bon amis avec les triples champions d’Afrique. Depuis son titre continental en juillet dernier, la Seleçao traverse une période de turbulences. Rien de grave. Pour l’instant.

Vous pouvez réagir à cet article