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LE COLLECTIF DES RÉSIDENTS DE DÉNI GUEDJ SUD INDEXE UN MAGISTRAT

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« Plus de 400 familles risquent d’être déguerpies et de se retrouver dans la rue si rien n’est fait ». C’est le cri du cœur du Collectif des résidents de Déni Guedj Sud, village situé dans la commune de Bambilor. Selon leur communiqué, un litige foncier oppose les populations du village au magistrat Ibrahima Bakhoum.

« Ce dernier, Procureur à la Cour des comptes, a débarqué dans notre village muni d’un titre de bail d’une superficie de 10 hectares pour réclamer des terres. Selon la DSCOS que nous avons interpellé, ses terres lui ont été réaffectées par l’État du Sénégal. Cependant, nous voulons préciser à l’endroit de l’opinion nationale et internationale, et surtout du Président de la République, son Excellence Macky Sall, que ces terres attribuées à Ibrahima Bakhoum à travers un bail se trouvent dans l’enceinte de Déni Guedj Sud un village qui existe depuis plus de 115 ans car fondé en 1906 par Aïssy Ba qui est la mère de Simbiri. C’est pourquoi le village de Déni Guedj Sud est plus connu sous le nom de Keur Simbiri », accuse le collectif, assénant qu’ils « ne céderont pas un centimètre carré de leur village à quiconque ».

Le document ajoute qu’« à l’heure où nous parlons, si ce n’était la détermination des populations de Déni Guedj Sud qui, comme un seul homme, se sont levées pour arrêter les engins qui étaient déjà sur place pour démolir ces maisons bâties après plusieurs années de dur labeur, ces familles passeraient la nuit à la belle étoile. Ibrahima Bakhoum a hypothéqué son bail à une banque de la place. Aujourd’hui, Déni Guedj Sud est devenu un gâteau à partager. Car au-delà du magistrat Ibrahima Bakhoum, d’autres délinquants fonciers sont apparus munis de leurs papiers. »

Le collectif, interpellant le chef de l’État, Macky Sall, demande le « retrait de tous les titres attribués à de tierces personnes à Déni Guedj Sud » dans la mesure où fulminent ses membres : « la situation actuelle dans notre localité est que des personnes venues de nulle part bénéficient de titres récents au moment où le village n’est pas régularisé. » Ainsi, « à l’heure actuelle, aucun fils de Déni Guedj Sud n’a un titre de propriété. Il est temps que cette injustice soit corrigée. Nous voulons la régularisation des villages du 1975R et du domaine du pôle du Lac Rose et même de leurs extensions », réclament-ils.

Die BA

17 avril 2022


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