LE COLLECTIF DES USAGERS DÉNONCE ET CHARGE MACKY

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BAISSE DES TARIFS DU PÉAGE

Le Collectif citoyen des usagers de l’autoroute à péage (CCUAP) n’apprécie guère la baisse des tarifs du péage de la concession de l’autoroute effective depuis le lundi 24 décembre 2018 dernier concernant notamment le trajet Dakar-Aibd, à 2000 au lieu de 3000 FCFA, et la sortie à Sébikotane à 500 FCFA au lieu de 800 FCFA. Dans une déclaration parvenu à emedia.sn, ledit collectif, qui s’est réuni hier mercredi, 26 Décembre 2018, à la maison de la Presse, dans le cadre d’une restitution des activités menées pour le suivi de la gestion de l’autoroute à péage, dit « avoir pris connaissance » de ces nouveaux tarifs négociés entre l’Etat du Sénégal et la société d’exploitation Eiffage SENAC publiés par l’APIX. A ce propos, Cheikh Oumar Sy et ses camarades notent que « ces changements concernent uniquement les sorties de SEBIKOTANE et celle de TOGLOU. »

Et, regrettent-ils, « cette diminution de 1000 FCFA aura pour conséquence la prolongation du contrat de concession de 25 ans à 35 ans. » Fort de ce fait, le collectif dénonce « avec vigueur cette énième arnaque de la société Eiffage-Senac » et demande « au Président de la République, Macky Sall, d’instruire à son gouvernement la publication du nouveau contrat négocié par l’APIX au nom des contribuables sénégalais, conformément à la loi de Décembre 2012 portant code de transparence des finances publiques. »
Le collectif qui va plus loin, dénonce « un nouveau contrat inique et dangereux » par le biais de « décisions injustes et préjudiciables à l’économie de notre pays, aux nombreux usagers impactés par la cherté de l’autoroute à péage. »

« UNE RÉDUCTION MAXIMUM DE 1500 »

Arguant « que le nouveau contrat proposé à l’Etat du Sénégal par la société Eiffage-SENAC est inique et dangereux pour l’économie du Sénégal », ces usagers soutiennent que « les péages qui ont subi la baisse des tarifs n’ont pas un impact réel sur la grande majorité des usagers quotidiennement affectés par les prix excessifs de l’autoroute à péage. » Et « que la baisse n’a pas pris en compte les populations de Pikine, Guédiawaye, Thiaroye, Mbao, Keur Massar, Bargny et Rufisque qui sont les plus impactées par les tarifs de l’autoroute à Péage et ses externalités négatives. »

« Le tarif, clament-ils, doit être davantage réduit jusqu’au prix maximum de 1500 FCFA sur les trajets Dakar-Thiès/ Dakar-Mbour. » En plus de cela, chargent-ils, « les usagers de l’autoroute à péage sont toujours dans l’attente de l’amélioration de la sécurité et l’installation d’un système d’éclairage pour une meilleure visibilité nocturne. » Ils réclament, par ailleurs, « un audit objectif des retombées économiques de l’autoroute à péage pour une information juste et vraie sur les retombées effectives de l’autoroute à péage depuis le démarrage de l’exploitation. »

Aussi, souligne le collectif, « les communes impactées par le passage de l’autoroute à péage doivent être associées à la renégociation du contrat de concession afin de pouvoir percevoir des redevances annuelles conformément à l’acte II de la décentralisation et participer à la surveillance de la gestion de l’infrastructure. » Avant d’inviter le gouvernement « à respecter son engagement de créer l’agence de gestion des autoroutes du Sénégal et qui doit être confiée aux Sénégalais. »

Selon Cheikh Oumar Sy et ses camarades, « le Président de la République (doit) renoncer immédiatement à la signature d’un nouveau contrat qui implique une rallonge de la durée de la concession (avec) une réduction substantielle des tarifs en respectant la limite maximale proposée ci-dessus sur la base d’une évaluation comparative des pratiques dans le monde. »
Déterminé, le collectif sonne la mobilisation « pour l’exécution » de la troisième phase de son plan d’action « jusqu’à la satisfaction totale des demandes citoyennes qu’il porte ».

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