LE COLLECTIF ’’NON A L’AVORTEMENT’’ CHEZ THIERNO MADANI TALL

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Tournée de sensibilisation

Le "Collectif non à l’Avortement", composé de l’Ong islamique JAMRA et le Comité de défense des valeurs morales, entre autres membres, a démarré sa tournée nationale d’information et de sensibilisation auprès des familles religieuses du pays. Leur délégation a été reçue par le Khalife Thierno Madani Tall, le 7 octobre dernier.

Le khalife de Thierno Mountaga Amadou et serviteur de la Hadrah omarienne "n’a pas varié d’un iota, dans sa posture initiale, après sa précédente déclaration sur l’avortement, en 2016, recevant alors une forte délégation de l’Ong islamique JAMRA, pilotée par Imam Massamba Diop, venue le sensibiliser sur les manœuvres alors en cours pour la légalisation des IVG (interruption volontaire de grossesse)", selon le communiqué sanctionnant la rencontre.

"Cette question a déjà été tranchée par la religion, qui l’interdit formellement. Moyennant toutefois une dérogation connue de tous. À savoir le cas de force majeure où la grossesse aura à ce point fragilisé la santé de la future maman qu’elle pourrait y perdre sa vie. C’est la seule dérogation édictée par l’Islam. Il s’y ajoute que nous vivons dans un État de droit où les textes sont également sans équivoque sur le sujet. À savoir que c’est interdit, sauf s’il n’y a pas d’autres moyens de sauver la vie de la femme enceinte", y a prêché Thierno Madani Tall.

Avant de suggérer au collectif de "programmer" l’Église Catholique sénégalaise dans ses consultations. "D’autant qu’elle a la même posture que l’Islam sur cette question."

Enfin, "le Khalife de la Famille Omarienne, après en avoir, séance tenante, brièvement échangé au téléphone avec un parlementaire, a conseillé au "Collectif NON à l’Avortement" de s’en ouvrir également, à titre préventif, aux députés et membres du Bureau de l’Hémicycle."

Au terme de sa réunion de coordination, tenue après la "Salatul Jumah" ce vendredi, a annoncé la poursuite de sa tournée auprès des familles religieuses, "sur les périls qui guettent la stabilité sociale de notre pays, face aux intrusions inopportunes de contre-valeurs sociétales, consécutives à des engagements internationaux, pris sans avoir pris la précaution de requérir au préalable l’opinion de l’écrasante majorité des croyants de ce pays. Et qui sont en total déphasage avec nos réalités sociales, culturelles et religieuses".

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