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LE CONSEIL MONDIAL DE L’EAU PLAIDE POUR UN « FONDS BLEU »

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Le Conseil mondial de l’eau a insisté sur quatre obligations visant la sécurité de l’eau dont les financements massifs. « A l’occasion de ce forum de l’eau, écrivons le futur de l’eau, visons la maîtrise du cycle de l’eau car nous sommes rassemblées ici ne voulant qu’une chose, que l’eau, la nature, et l’homme redeviennent d’inséparables amis. La tâche est immense sans doute mais elle est nécessaire. Il faut du temps, alors pressons le pas, forçons l’allure. Il y a urgence et ces urgences, nous sommes ici à Dakar pour les crier », a lancé son président Loïc Fauchon.

Poursuivant, il a ainsi listé ces urgences présentées comme des obligations. D’abord : « c’est qu’aux quatre coins de la Planète, d’assurer la sécurisation de la ressource, disposer de plus d’eau, mais en consommer moins et mieux. La technologie et l’apport du digital ne suffiront pas. Il faut innover toujours, pomper, transférer, dessaler et recycler, accroître les masses d’eau disponibles. »

Ensuite, la deuxième obligation découlant de la première porte sur « le droit à l’eau » comme « élément indispensable de la dignité humaine. » : « nous disons qu’il faut l’inscrire dans les textes fondateurs, dans les Constitutions de chacun des pays, etc. Nous disons qu’il faut apporter peu à peu une allocation minimale gratuite mais il faut plus. Le droit à l’eau deviendra réalité si nous nous obligeons à le rendre opposable au tiers comme on dit en urbanisme, en associant sur ce point les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires. »

Puis, sur celle (obligation) qui a trait au financement, le Conseil mondial de l’eau, qui ne « veut plus attendre « cette triste rengaine, ‘’l’eau n’a pas assez d’argent, et l’argent n’a pas assez d’eau’’ », demande « l’annulation de la dette pour les États et les collectivités les plus pauvres. » Mais, « avec une exigence de réinvestissement immédiat à même montant dans la construction d’infrastructures de l’eau et de l’assainissement autant que la maintenance et la formation des femmes et des hommes », a plaidé Fauchon.

Au-delà, « nous voulons un fonds bleu issu des financements du climat en véritable fonds international pour la sécurité de l’eau. Seuls ces financements massifs mais contrôlés autoriseront à faire face aux défis de ce siècle : nourrir la planète », a-t-il tranché.

Pour finir, il relèvera pour s’en féliciter que « l’exemple de la gestion du Fleuve Sénégal est là devant nos yeux : coopération plutôt que confrontation, association plutôt que division, qui permettront des terres abreuvées grâce à des fleuves protégées. Voilà bien cette hydro diplomatie qui s’impose à nous ».

Dié BA

21 mars 2022


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