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LE CRI DU CŒUR DE KARIMA YASSINE, LA MAMAN DU BÉBÉ MORT CALCINÉ

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"Ma Roya, je me battrai pour toi jusqu’à mon dernier souffle". C’est le sens du combat mené sur les réseaux sociaux, par une mère, Karima Yassine, dont le bébé de sexe féminin est mort asphyxié et calciné.

Sur ce drame qui s’est produit à la Clinique des Madeleines, début octobre, les investigations avaient fini de confirmer la thèse de "la négligence criminelle de la clinique", après l’ouverture d’une information judiciaire contre X pour homicide involontaire et non-assistance à personne. Auparavant, les spécialistes étaient en garde-à-vue au Commissariat du Plateau pour « homicide involontaire ».
Pour rappel, à sa naissance, le bébé de sexe féminin ne souffrait que d’une jaunisse. C’est ainsi qu’il a été mis sous photothérapie afin de réduire le taux de bilirubine. Mais, oublié pendant trop longtemps sous les rayons ultra-violets et dans l’indifférence totale des agents, le bébé a fini par succomber.
Le pédiatre Hussein Joubaly, déféré devant le Procureur, en même temps que l’infirmière et la nurse, ont été, tous, placés sous mandat de dépôt. Le Directeur de la structure sanitaire, Mahmoud Aïdibé, est, lui, placé sous contrôle judiciaire.

Karima Yassine continue de réclamer justice sur instagram : "mon cri de cœur du jour : je ne sais pas si l’information relative au prélèvement de peau de mon enfant est avérée et qu’il s’agit bien de la peau de mon bébé. Mais si tel est le cas, alors honte à cette clinique, ses dirigeants et ses complices qui cherchent à s’extirper par tous les moyens des responsabilités qui les incombent. Qu’on me claque la porte de la nurserie lorsque je demande où est le bébé Saleh. Je peux essayer de l’accepter mais, qu’ils aient osé traiter avec irrévérence et sans aucune autorisation le corps de ma fille pendant que moi, je faisais tous les étages de la Clinique à sa recherche alors que j’arrivais à peine à me déplacer, me remplit d’indignation, de colère, de souffrance. Mon cœur est en miettes. Brûler et tuer mon bébé ne vous a pas suffi. Vous continuez même après sa mort. Profanation ! Qu’est-ce qu’ils t’ont fait d’autres mon bébé ?", s’interroge-t-elle.

Die BA

28 octobre 2021