« LE DIALOGUE NATIONAL ÉTAIT UNE DISTRACTION »

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LR DU TEMPS

C’est un secret de polichinelle. Le dialogue national est au point mort. La presse nationale en a fait écho tout au long de la semaine avec la démission supposée du président du Comité, Famara Ibrahima Sagna. Seulement, pour les invités de Lr du Temps, ce dimanche, 20 décembre 2020, ce dialogue n’avait pas sa raison d’être.

" Le chef de l’État a été réélu. Il a l’administration. Il a tout ce qui lui faut pour dérouler sa politique. L’opposition doit s’opposer. La démocratie c’est la gestion civilisée des divergences qui doivent exister. Donc, on pas besoin d’avoir un dialogue national périodiquement", a fait savoir l’enseignant chercheur à l’Ucad, Hamidou Ba. Ce dernier de constater que non seulement le dialogue est au point mort, mais les acteurs n’y ont même pas mis les formes pour le tuer. "Si quelqu’un dit qu’il a rejoint le camp présidentiel dans l’intérêt du pays avant même que les conclusions du dialogue ne soient sortis, cela veut dire que ce dialogue est expédiant", a-t-il déclaré.

Son co-débatteur reste sur la même longueur d’onde. Pour Hamadi Ba, le dialogue national n’était que de la distraction pour les acteurs. "Si on s’intéressait à ce qui passe réellement dans ce pays et comment faire pour le redresser, on ne devrait pas organiser ce dialogue comme une foire. C’est a dire le lancer en grande pompe. Là où il y a de la réflexion, on n’a pas besoin de grande pompe", a déclaré Hamadi Ba, qui juge que ’’le dialogue n’est que du vent’’.

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