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LE DISCOURS FERME DU GÉNÉRAL SECK

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Quatre militaires sénégalais sont décédés lors des accrochages entre des soldats sénégalais et des membres du Mfdc. Selon le communiqué de la Dirpa, les trois soldats sont tombés lors des combats du 24 janvier dernier et un autre a succombé à ses blessures le 27 janvier, à la suite de son évacuation sanitaire à l’hôpital principal de Dakar. Ce n’est pas tout puisque 7 militaires sont détenus en otage par le MDFC. Ils sont tous vivants et bien portants. Invité de l’émission Jury du dimanche sur la 90.3 Iradio, l’ancien chef d’état-major général des Armées, le général Mamadou Mansour Seck a livré son analyse sur la situation en prenant d’abord les précautions d’usage : "Quand une affaire comme ça est en cours et qu’il y a des vies humaines en jeu, je préfère ne rien dire. Mais la seule chose que je vais dire c’est que j’ai une confiance complète en nos troupes. Maintenant, il faudrait dire que la Casamance n’est ni guerre, ni paix. Dans le Mfdc, on a l’impression qu’il y a des gens qui veulent la paix et d’autres qui ne la veulent pas". Pour l’ancien Cemga, la souveraineté nationale n’est pas négociable. "On a eu le plaisir de voir, il y a quelques mois, une opération de ratissage, de pacification qui a donné des résultats avec des villageois qui sont revenus chez eux. Et je pense que le Mfdc, pour montrer sa bonne volonté, devrait enlever ses mines. Parce que ce sont des paysans, des indigènes du coin qui sont empêchés d’aller aux champs", a-t-il soutenu.

"Salif Sadio ne doit pas s’exprimer comme il veut au Sénégal"

Sur la question de savoir où est-ce qu’il situe le patron du Mfdc ? Il a déclaré : "Salif Sadio je ne sais pas où le situer. Mais le fait qu’il puisse s’exprimer à l’intérieur du territoire sénégalais en parlant d’indépendance ça veut dire qu’il y a eu tolérance que tout le monde n’accepte pas. Et j’en fais partie. Je n’accepte pas qu’il puisse s’exprimer comme il veut sur le territoire sénégalais". Par ailleurs, Salif Sadio pose un certain nombre de conditions pour libérer les otages. En réponse à cela, l’invité du Jury du dimanche précise : "je préfère ne pas écouter les conditions posées par Salif Sadio. Comme j’ai dit, la souveraineté nationale n’est pas négociable".

Cheikh Moussa SARR
Photo : Abdoulaye SYLLA

6 février 2022


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