LE G7 SE RADICALISE : « C’EST PAR COURTOISIE QU’ON EST VENU RÉPONDRE À NTAP »

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ENSEIGNEMENT

L’horizon de l’école sénégalaise s’obscurcit. Abdou Faty, Secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (SELS) / Authentique, et membre du G7, est plus que pessimiste quant à une issue heureuse de leur rencontre présidée, à Saly, ce jeudi, 27 février, par Innocence Ntap Ndiaye, la présidente du Haut conseil du dialogue social (HCDS).

« Le gouvernement fait le mort »

Le syndicaliste en veut pour preuve : « Qu’est-ce qui s’est passé ? Le comité national du dialogue secteur Éducation nous a appelés pour faire le point. Et on leur a dit, et répété ça ce matin, que rien n’a bougé. Que le gouvernement fait dans le pourrissement. C’est par élégance et par courtoisie (seulement) qu’on est venu répondre à Innocence Ntap. Mais que l’opinion sache que le gouvernement fait du surplace, et nous n’accepterons pas qu’on nous divertisse. »

Maintenant, « c’est l’occasion pour nous de dire à Innocence Ntap Ndiaye et à tous ses conseillers de prendre leurs responsabilités d’interpeller le gouvernement pour revenir à la table des négociations et trouver des solutions. »

La poursuite du plan d’actions

En attendant de trouver des pistes de solutions, le G7, regroupant les syndicats d’enseignants les plus représentatifs, poursuit son plan d’actions. Sur ce point, Faty se veut clair : « Rien n’a été fait. On a un 4e et un 5e plan d’actions qui courent jusqu’au mois de mars. Donc, en réalité, de l’autre côté, ils font de la mauvaise volonté. De l’autre côté, il n’y a pas de coordination. Je vous donne un exemple, le ministre des Finances n’est jamais venu à nos rencontres. Il nous ramène des seconds-couteaux qui ne peuvent pas prendre de décisions. Est-ce que dans ces conditions-là, on peut solder le passif du protocole d’accords ? Absolument pas. Il faudrait que les gens nous respectent. Que les ministres des Finances, des Sports, de la Santé, respectent les gens en venant à la table des négociations qu’on puisse régler les choses. Le dialogue a des limites, et nous n’accepterons pas de continuer à dialoguer comme ça. Parce que le fait de continuer de dialoguer, c’est monologuer à la fin ».

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