LE GOLFEUR SAMBA NIANG RISQUE 2 MOIS DE PRISON

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INJURES PUBLIQUES

2 mois de prison ferme, c’est la peine que le représentant du ministère public a requis contre Samba Niang, attrait, ce lundi, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour injures publiques. La partie civile, Baidy Agne a désisté mais le procès a eu lieu d’autant que l’action publique poursuivait.

Les faits reprochés au vainqueur du tournoi international de golf de Dakar remontent au 17 novembre dernier, lors de la remise des trophées du tournoi Open Sénégal. Ce jour, le prévenu a eu des bisbilles avec Baidy Agne et il l’a traité « d’ivrogne » et a qualifié les autres membres de la fédération de Golf « de bande de larbins et de d’escrocs ». Il a également posté sur sa page Facebook des propos injurieux à l’encontre de la fédération et particulièrement à Baidy Agne.

Sur ces entrefaites, Agne dépose une plainte contre le prévenu qui a été cueilli chez lui après qu’il aurait refusé de déférer à la convocation de la gendarmerie. Devant le juge, le prévenu a battu en brèche les accusations portées contre sa personne même s’il reconnait être l’auteur du poste sur sa Facebook.

A l’en croire, il ne savait pas que de tels propos étaient injurieux. Il dit avoir fait cette déclaration pour dénoncer « l’injustice » qui prévaut au sein de la fédération de Golf. « Vous pouvez mener le combat autrement et non en insultant. Vous êtes un ambassadeur du Sénégal. Et, ce que vous faites, peut rejaillir sur l’image même du Sénégal », lui a fait savoir le président du tribunal.

Dans son réquisitoire, le parquet a estimé que le prévenu est de mauvaise foi car, il refuse de reconnaitre un délit qu’il a commis. Estimant que les faits qui lui sont reprochés ne souffrent d’aucune contestation, il a requis 2 mois ferme contre le prévenu. Un réquisitoire jugé sévère par les avocats de la défense.

Lesquels demeurent convaincus que leur client n’a commis aucune infraction. Pour les robes noires, leur client, en traitant les membres de la fédération de « bande de larbins » n’a visé personne et aucun individu ne peut s’approprier de ces propos pour en faire siens. Ils ont plaidé, à titre principal, la relaxe pure et simple et, subsidiairement, la relaxe au bénéfice du doute. L’affaire est mise en délibéré pour jugement qui sera rendu à la fin de l’audience.

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