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LE GOUVERNEMENT MALIEN AFFICHE SA SATISFACTION

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Le gouvernement de transition du Mali a exprimé son sentiment de satisfaction dans un communiqué, après que la CEDEAO a décidé de lever les sanctions qui lui étaient imposées depuis le 09 janvier 2022.

« Après sept (07) mois de sanctions illégales, illégitimes et inhumaines contre le Mali, le Gouvernement remercie le Peuple malien et salue son sacrifice et sa résilience », indique le communiqué parvenu à Emedia.

Il poursuit en soulignant que le gouvernement décide de suspendre l’application de son plan national de riposte aux sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA, adopté le 09 Janvier 2022, en application du principe de réciprocité.
En effet, les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), avait pris des sanctions économiques et financières y compris la fermeture des frontières de ses pays membres avec le Mali victime de deux coups d’Etat militaires en août 2020 et en mai 2021.

Des sanctions qui ont aggravé les crises politique, sécuritaire et économique auxquelles le pays faisait face depuis le coup d’Etat militaire de 2012 contre le régime du Général Amadou Toumani Touré, ancien chef d’Etat malien.
« … le Gouvernement de la Transition note, enfin, avec satisfaction, une convergence de vues ayant permis de parvenir à un compromis et la prise en compte des demandes fortes du Peuple malien, à savoir la nécessité de mener des réformes politiques et institutionnelles avant d’organiser des élections ».

Il remercie chaleureusement SE Goodluck Ebele JONATHAN, Médiateur de la CEDEAO pour le Mali ainsi que SE le Président Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République Togolaise pour leurs efforts inlassables ayant permis d’arriver à un accord, sans oublier la solidarité des dirigeants de ses pays frères qui n’ont pas voulu fermer leurs frontières au Mali pendant les sanctions à savoir la république de Guinée, la Mauritanie et l’Algérie.

Last but not least, la junte a cédé à des exigences de la CEDEAO en publiant récemment une nouvelle loi électorale et un calendrier prévoyant une élection présidentielle en février 2024, lors d’une transition limitée à deux ans.
Les sanctions individuelles et la suspension du Mali des organes de la CEDEAO restent cependant maintenues jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel.

Hawa TOUMAGNON (Stagiaire)

6 juillet 2022


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