« LE GRAND CALCUL, C’EST LES LÉGISLATIVES ET LA PRÉSIDENTIELLE »

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JURY DU DIMANCHE

Ex-Secrétaire général de la Ligue démocratique, Mamadou Ndoye, accuse le pouvoir en place d’avoir sciemment brouillé les cartes pour empêcher la tenue des élections locales à date échue. "Si le calendrier électoral est confus, c’est que le pouvoir en place a décidé de le rendre confus", accuse l’invité de Mamoudou Ibra Kane, devant le Jury du dimanche (JDD), ce 14 février, sur iRadio et Itv.

"La question est très claire aussi bien au niveau des lois que des principes. Du point de vue des principes, le pouvoir politique, c’est le pouvoir du peuple. Il y a dévolution du pouvoir à partir de règles précises qui sont édictées par la loi. Vous êtes élu pour un mandat à durée déterminée et tout élu a une durée déterminée de mandat. Lorsque ce mandat est terminé, il doit être renouvelé sinon il devient caduc. Alors le pouvoir est chargé d’organiser cela. Il a la responsabilité de l’organiser. Comment le pouvoir est arrivé à des conditions qui font qu’aujourd’hui on ne sait plus à quand les élections locales ?"

Pour rappel, le scrutin était prévu en juin 2019, puis reporté à décembre 2019, puis en 2020. "En 2021, on ne sait plus quand", charge Ndoye, soulignant que "c’est inadmissible du point de vue démocratique. Tout cela nous ramène à la question principale, et c’est que la démocratie ne fonctionne plus dans notre pays". Surtout, renchérit-il, "rien ne va plus, quand un pouvoir en place a la possibilité de pouvoir réaménager le calendrier électoral en fonction de ses calculs politiques".

Pour lui, parler de couplage des élections (locales-législatives et présidentielle 2024) équivaut à jouer le jeu du pouvoir. "Le grand calcul, c’est les législatives et la présidentielle, c’est Macky Sall qui a choisi de les découpler. S’il avait respecté sa promesse d’avoir cinq ans au lieu de sept ans, aujourd’hui, on serait dans le couplage. Et il en voit les inconvénients aujourd’hui. Ce sont ces inconvénients qui l’amènent à penser à coupler de nouveau. Et pour le moment, on joue avec le temps. Déjà, on n’aurait pas dû en arriver là, et les élections doivent être organisées à date échue".

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