LE MAGAL OU LE SENS ÉLEVÉ DU PARDON

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Jour-J à Touba

« Ô Seigneur, à quiconque m’aura injustement blâmé ou offensé, accorde lui Ton pardon », disait Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. Ces écrits du fondateur du ‘’mouridisme’’ résument tout le sens du Grand Magal de Touba dont la 126ème édition est célébrée, ce 26 septembre 2021, coïncidant avec le 18e jour du mois de Safar (calendrier musulman).

Le Grand Magal est une recommandation du Saint homme. Selon Mame Thierno Diop, membre de la cellule de communication du Magal, Cheikh Ahmadou Bamba avait fait cette recommandation à ses disciples en 1921. « C’était une reconnaissance envers son Seigneur qui lui avait clairement indiqué que toutes ses difficultés sont désormais aplanies. Serigne Touba a demandé à ses disciples à se joindre à lui pour rendre hommage à Allah. Il a demandé cela aux disciples pour qu’ils soient, eux aussi, servis de la récompense divine. Serigne Touba est une bonté légendaire », se réjouit Mame Thierno Diop.

Pendant cette journée du ‘’18 Safar’’, la spiritualité va dicter sa loi dans la cité religieuse qu’il a lui-même fondé. Des récitals de ‘’Xassaïdes’’ (poèmes) résonnent au niveau de la grande mosquée et aux alentours. Dans ce chef d’œuvre, le mouvement Hizbou Tarkhiya est le plus en vue. Leur grande tente, érigée à l’ouest de la Grande Mosquée, sert, depuis plus d’une semaine, de local pour des séances d’expositions, mais surtout de récitals des écrits de Cheikhoul Khadim.

Le caractère festif ?

Le Grand Magal de Touba célèbre la gloire. La victoire. Pour Serigne Fallou Dieng, Serigne Touba n’a jamais pensé qu’il était victime d’une oppression ou d’une persécution de la part des colons. En tant que son petits fils, Serigne Fallou estime que son grand père n’avait les yeux rivés que sur son Créateur. « Après avoir accordé le pardon à ses oppresseurs, qu’il considéra comme des acteurs sur la mise en scène voulue par son Seigneur, Serigne Touba avait exhorté ses disciples à commémorer sa victoire dans la joie et dans l’allégresse, tout en rendant grâce à Dieu. Tout le sens qu’il faudrait accorder aux ’’Berndés’’ (l’aspect festif) », a-t-il expliqué.

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