LE MAL EST DANS LE CLIC

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PIRATAGE DES INSTITUTIONS FINANCIERES

Poste-Finances a été victime des Hackers. Plusieurs millions de francs CFA ont été pompés dans ses caisses après que des intrus ont accédé frauduleusement dans son système informatique. Explications.

Les cyberattaques coûtent chers aux institutions financières. Ahmadou Bamba Thiam, expert en cyber-sécurité et cybercriminalité estime que ce phénomène s’est accentué parce que les institutions financières n’ont pas cette culture de cyber-sécurité et sont inconscientes des dangers qui peuvent provenir d’une utilisation non sécurisée. « Les institutions financières mettent en place des plateformes et logiciels financiers sans prendre en compte, au préalable, les conditions requises pour assurer le minimum de sécurité », explique Thiam. Qui renseigne qu’il y a plusieurs techniques de l’ingénierie sociale qui consiste à abuser de la naïveté et de la crédulité d’un employé dans une institution financière.

Comment procède les hackers

Le modus-opérandi des hackers consiste à envoyer un mail ou un lien à un employé d’une institution financière. Et en un clic sur ledit lien favorise l’installation du logiciel malveillant qui permet au hacker d’avoir accès à l’interface qui est utilisée par les donneurs d’ordre de la banque.
En effet, les hackers sont au courant des tenants et des aboutissants des failles des institutions financières et ils les exploitent à leur avantage.
Ces pirates, selon Birame Pouye, ingénieur, sont des ingénieurs informatiques qui manipulent d’autres systèmes informatiques sécurisés. Ils sont toujours à jour et ont souvent des possibilités techniques plus efficaces que le système qui est déjà mis en place par la banque.

S’agissant du cas de Poste-Finances, il leur conseille de revoir leur stratégie interne. Car, à son avis, quand le système d’une banque est attaquée, cela montre que le système n’est pas fiable. « Tous les systèmes sont vulnérables. Nul ne peut affirmer de façon péremptoire qu’il peut se protéger contre les hackers. Chaque banque à son système de sécurité mais chaque hacker à son réflexe de pirate », souligne Pouye.

Personne n’est à l’abri

A l’en croire, « Aucune institution n’est à l’abri de la cyber-attaque parce que la sécurité absolue n’existe pas », a renchéri Ahmadou Bamba Thiam. Il signale que les hackers vont se multiplier et deviendront de plus en plus sophistiquer.
D’où, à l’en croire, l’obligation pour les institutions financières d’ investir avec intelligence dans la cyber-sécurité. Ce, d’autant plus que, fait-il remarquer, c’est un domaine qui est en perpétuel changement.

Pour lutter efficacement, Ahmadou Bamba Thiam suggère la mise en place d’une agence qui va coordonner toutes les activités de la cyber-sécurité. C’est, à son avis, l’un des éléments révélateurs du niveau de préparation d’un pays en termes de sécurité.

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