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LE NOMBRE CONSIDÉRABLE QUI ERRE À TRAVERS LE PAYS

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L’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (Assam) a fait face à la presse hier, à l’occasion de la 15e édition des Journées francophones de la schizophrénie. Lors de ces journées placées sous le thème « Schizophrénie, un diagnostic précoce peut limiter les dégâts », le président de l’association, Ansoumana Dione a révélé que « près de 4000 malades mentaux errent à travers le pays ». Estimant que c’est grâce à l’Assam que le Sénégal a rejoint le cercle restreint des pays célébrant la journée de la schizophrénie, Ansoumana Dione a indiqué que le Cameroun, le Bénin, le Togo, le Centrafrique et le Sénégal ont célébré les Journées francophones de la schizophrénie.

Cela en vue de prendre en compte de façon globale les questions liées à la santé mentale. « C’est le chef de l’Etat Macky Sall qui est le parrain de cette année et qui nous a apportés tout son soutien. Il est prévu parmi les retombées de capaciter les médecins généralistes, les infirmiers en termes de prise en charge des malades mentaux », a souligné le défenseur des malades mentaux. Qui note que le Sénégal ne dispose pas d’assez de psychiatres et que les soins de santé mentale depuis toujours ne sont pas intégrés dans le système de santé. « Et c’est l’occasion pour nous d’inviter les autorités sanitaires pour que la personne victime de troubles mentaux puisse accéder aux soins ; ce qui est un droit fondamental », a-t-il défendu.

Plainte contre X
Le président de l’Assam a profité de cette occasion pour annoncer une plainte contre X dans l’affaire de malades mentaux qui auraient été maltraités à Kaolack. « Nous avons été saisis par des familles à Kaolack que des individus à travers des véhicules déportent des malades mentaux. Vous prenez un déficient mental, vous le conduisez vers un endroit inconnu, les familles se trouvent dans le désarroi », a expliqué le président de l’Assam. Face à cette situation, il annonce une plainte.

« Nous irons à Kaolack déposer une plainte contre X pour que le procureur puisse mettre la main sur ces malfaiteurs », a-t-il énoncé. « A Rufisque, il y a des gens qui ont séquestré des malades mentaux alors que la loi l’interdit. Aujourd’hui, la loi 75-89 permet à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye de prendre en charge ces malades mentaux errants. Maintenant, c’est une problématique qui nécessite une gestion multisectorielle », a-t-il conclu.

Suzanne SY

13 avril 2022


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