LE NOMBRE MOYEN DE SALARIÉS DANS LE SECTEUR MODERNE DIMINUE DE 8,6%

news-details
ÉTUDES ANSD

Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, au quatrième trimestre 2020, le nombre moyen d’employés salariés dans le secteur moderne hors administration publique est évalué à 299 856 contre 328 177 un an plutôt, soit une diminution de 8,6%. En revanche, indique-t-on, les rémunérations globales ont progressé de 2,9% sur la même période.

Les heures hebdomadaires moyennes globales ont également augmenté sur la période (+0,5%). L’ANSD a révélé dans ses études que l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC) du mois de mars 2021 s’est replié de 0,5% comparé à celui du mois précédent. « Cette évolution provient principalement d’une diminution des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-1,2%), des « articles d’habillement et chaussures » (-0,2%) et des « boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants » (-0,2%). En variation annuelle, les prix à la consommation ont progressé de 1,2% », explique le document.

HAUSSE DES CHIFFRES D’AFFAIRES DES SERVICES IMMOBILIER & DE L’INDUSTRIE

Cependant, l’ANSD a révélé dans ses études qu’au quatrième trimestre 2020, le chiffre d’affaires des services immobiliers est ressorti en hausse de 4,6% par rapport à celui de la période correspondante de l’année précédente. Cette situation, détaille-t-on, est essentiellement imputable au relèvement du chiffre d’affaires de la location immobilière et activités sur biens propres. En revanche, il est observé une baisse du chiffre d’affaires des activités des agences immobilières. De même, sur les quatre trimestres de 2020, le chiffre d’affaires des services immobiliers s’est réduit de 7,1% par rapport à celui de la période correspondante de 2019.

Dans le même sillage, l’ANSD signale que le chiffre d’affaires dans l’industrie a progressé de 23,7% au quatrième trimestre 2020, comparativement à celui de la même période de 2019. Cette évolution fait suite à la hausse du chiffre d’affaires dans la quasi-totalité des sous-secteurs en l’occurrence les industries extractives, manufacturières, environnementales et de production d’électricité gaz et eau. Sur les quatre trimestres de 2020, le chiffre d’affaires s’est aussi rehaussé (+8,0%) relativement à celui de la période correspondante en 2019.

L’étude révèle aussi, qu’au quatrième trimestre de l’année 2020, le Produit Intérieur Brut (PIB) réel, corrigé des variations saisonnières (CVS), s’est bonifié de 1,4%, par rapport au trimestre précédent. « Ce résultat est imputable à l’accroissement des valeurs ajoutées des secteurs primaire (+1,8%), secondaire (+1,2%) et tertiaire (+2,4%). Quant aux taxes nettes de subventions sur les produits, elles se sont rétractées de 3,8% au cours de la période sous-revue.

Par rapport à la même période de l’année 2019, le PIB réel du dernier trimestre de 2020 a connu une croissance de 2,9% », mentionne le document. Cette évolution s’explique principalement par la hausse des activités des secteurs primaire (+11,5%) et tertiaire (+3,1%) et, dans une moindre mesure, du secondaire (+0,8%). Cependant, précise-t-on : « cette performance est amoindrie par une baisse de 5,3% des taxes nettes sur les produits. Le Produit Intérieur Brut en valeur est estimé à 4 250,4 milliards de FCFA au quatrième trimestre de 2020 et à 13 932,8 milliards de FCFA sur l’année 2020 ».

LES PRIX DES PRODUITS À L’EXPORTATION ONT CHUTÉ DE 2,7%

S’agissant des produits à l’importation, ils ont fléchi en janvier 2021, comparés au mois précédent. Les prix des produits à l’exportation, comparés au mois précédent, ont chuté de 2,7% en janvier 2021. Les termes de l’échange sont ressortis à 1,22. Ce résultat, indique-t-on « est lié à la bonne tenue des prix des « peaux, cuirs, pelleteries et ouvrage en ces matières » (1,89), des « métaux communs et ouvrages » (1,78), des « chaussures, coiffures » (1,44) et des « matières plastiques et caoutchouc » (1,44). »

Toutefois, les termes de l’échange des « bois et charbon de bois » (0,92) et des « machines et appareils » (0,81) ont atténué la compétitivité des produits exportés en janvier 2021. Comparativement à ceux de février 2020, les prix de production industrielle ont progressé de 0,2% en relation avec l’augmentation des prix des produits manufacturiers notamment les produits chimiques, agroalimentaires, métallurgiques et de fonderie. Cependant, il est noté une baisse des prix des produits des industries extractives et une constance des prix des produits des industries environnementales ainsi que de l’électricité, eau et gaz.

Vous pouvez réagir à cet article