LE PDS, GRAND PERDANT ?

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Nouvelle coalition de l’opposition

Le Parti démocratique Sénégalais (Pds) a décidé de se retirer de la nouvelle coalition, Yewwi Askan Wi, mis en place par une frange de l’opposition. Pourtant, d’après Moussa Tine, plénipotentiaire de Taxawu Senegaal, le Pds était au début des tractations pour la mise place de ladite coalition qui a été officiellement lancée, ce jeudi 2 août. Les Libéraux avaient motivé leur réticence à cette coalition par le fait qu’il existait des « points de désaccords qui n’ont pas été résolus ».

En tout état de cause, l’analyste politique, Sarakh Ndiaye estime que cette posture du Pds est contreproductive. « Dans cette histoire, on peut dire que c’est le Pds qui en joue gros. Après avoir boycotté la présidentielle, si le parti de Me Abdoulaye Wade ne démontre pas qu’il a encore un poids électoral, il risque de mourir de sa belle mort », a-t-il analysé.

Une idée que partage Moussa Diaw. Enseignant Chercheur en Science Politique à l’Université Gaston Berger, Pr Diaw estime que Me Abdoulaye Wade et ses frères ont habitué la scène politique à ce jeu. Mais la dynamique de l’opposition n’est pas mauvaise. « C’est important de s’organiser. Parce que l’opposition était fragmentée, dispersée, donc fragilisée. Maintenant, les leaders ont pris conscience de cela.

Cette initiative est salutaire dans une opposition démocratique. Seulement, tout le monde ne peut pas être content. La position des uns diffère de celle des autres. Le Pds a décidé de rejeter l’offre. De toute façon, nous sommes habitués à ces jeux de yoyo du Pds, Bokk Gis Gis de Pape Diop ou encore Mamadou Diop decroix. Ce qui fait que ça peut affaiblir les forces », fait savoir M. Diaw.

S’agissant des pôles de l’opposition, Sarakh Ndiaye rappelle que depuis la CA 2000, en passant par les deux Benno, il n’y a jamais une unité de toute l’opposition lors d’une élection. « Ça aussi, c’est une réalité qui est là », a-t-il fait savoir. M. Ndiaye d’ajouter : « Avec le nouveau mode de désignation des maires et de présidents de Conseils départementaux, tout se fait désormais sur la liste majoritaire.

Ce qui fait que l’opposition est obligée de s’unir au risque de périr. Car l’éclatement des voix profitera à Benno Bokk Yakaar. C’est simplement une question de réalisme politique. Et malgré les polémiques et certains tiraillements, il faut dire que dans toute coalition, il y a forcément des locomotives ».

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