LE PRÉSIDENT DE LA FIFA BLANCHI PAR SA COMMISSION D’ÉTHIQUE

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PROCÉDURE PÉNALE

Le tribunal interne de la Fédération internationale de football a décidé, mercredi, de clore son enquête préliminaire contre Gianni Infantino, par ailleurs visé par une procédure pénale.

La commission d’éthique de la Fédération internationale de football (FIFA) a décidé, mercredi 19 août, de clore une enquête préliminaire visant le président de l’instance, Gianni Infantino. Dans un communiqué laconique, le tribunal interne de la FIFA déclare que la Colombienne Maria Claudia Rojas, patronne de la chambre d’instruction du comité d’éthique, a choisi de « classer l’affaire en raison de l’absence évidente de preuves prima facie [suffisantes pour faire naître une présomption] concernant toute violation présumée du code d’éthique de la FIFA ».

Mme Rojas avait ouvert une enquête préliminaire en raison des rencontres secrètes (sans procès-verbal à l’appui), en 2016 et 2017, entre M. Infantino et le procureur général suisse Michael Lauber, chargé des procédures pénales en lien avec la FIFA de 2015 à 2019 et démissionnaire le 24 juillet. Ces rendez-vous secrets valent aux deux hommes de faire l’objet d’une procédure pénale ouverte, le 30 juillet, par le procureur extraordinaire suisse Stefan Keller. Ami d’enfance de M. Infantino, le premier procureur du Haut-Valais, Rinaldo Arnold, est lui aussi dans le viseur de la justice helvétique pour avoir joué le rôle d’intermédiaire lors de deux rencontres.

La commission d’éthique assure avoir pris sa décision de classer l’enquête préliminaire après avoir « dûment » examiné la documentation judiciaire. Pour sa part, l’un des avocats de la FIFA, Jean-Pierre Méan, affirme que « le procureur général suisse n’a pas violé le secret de fonction envers M. Infantino » et que le président de la FIFA « n’a jamais menti en ce qui concerne la troisième réunion » entre les deux hommes. Laquelle a eu lieu le 16 juin 2017 dans un hôtel de Berne.

A l’instar de M. Lauber, de son chef de communication, André Marty, et de M. Arnold, M. Infantino assure ne pas avoir conservé de souvenir de cette troisième rencontre. Selon une décision du tribunal administratif fédéral (TAF) suisse, M. Infantino n’avait mentionné que deux rencontres, en mars et avril 2016, avec M. Lauber dans sa lettre envoyée en avril 2019 à l’Autorité de surveillance du parquet suisse (AS-MPC).

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