image

LE PROJET DE « FORCE SPÉCIALE » POUR ASSASSINER ADJI SARR

image

Nouveau rebondissement dans l’affaire des onze personnes arrêtées lors de la manifestation du 17 juin de la coalition Yewwi Askan Wi. L’exploitation du téléphone de l’un d’entre eux en l’occurrence, Mor Guèye a permis de comprendre que les mis en cause voulaient semer le chaos. Ils ciblaient des intérêts français, comme les magasins Auchan, la centrale électrique du Cap des Biches, le siège de la Direction générale des élections, celui du Conseil constitution, la RTS, le TER et les maisons de certaines personnalités du pouvoir. Leurs noms de code : « Force spéciale » et « Black panthère ». Pis, ils avaient un projet pour assassiner la masseuse, Adji Sarr, l’accusatrice de Sonko.

D’après Les Echos, Mor Guèye avait l’habitude de communiquer par Whatsapp et Telegram. Soit pour tenir informés ses correspondants de ses actions soit pour recevoir d’eux des directives. L’essentiel de ses échanges, captés par les enquêteurs de la Sûreté urbaine (SU) et repris par le journal dans son édition de ce vendredi, étaient effectués avec Max Kilumati. Ce dernier, avec Ousseynou Seck alias Akhenaton, sont présentés comme les commanditaires des opérations déjouées par les Forces de défense et de sécurité. Akhenaton est connu pour ses diatribes sur les réseaux sociaux contre le pouvoir de Macky Sall.

Si Mor Guèye envoyait et recevait tous ces messages, c’est que d’après les enquêteurs, il était le spécialiste des incendies de la bande. Les Echos le présente comme un ancien militaire, passé par la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. « Il maîtrise le maniement des armes et connaît parfaitement les conséquences d’un feu, avance le journal. En effet, il est spécialiste dans le domaine de la sécurité-incendie. C’est lui qui fournissait au groupe toutes les stratégies d’attaque au cocktail Molotov. C’est lui aussi qui se chargeait du mélange des produits et substances chimiques pour créer un effet explosif ». Mor Guèye et ses dix complices présumés seront présentés au procureur de la République, ce vendredi. Ils sont poursuivis, notamment, pour complot contre l’autorité de l’Etat, association de malfaiteurs, détention illégale d’arme à feu et financement du terrorisme.

Cheikh Moussa SARR

24 juin 2022


------------------------------------

Vous pouvez réagir à cet article