LE RAPPEUR « 10000 PROBLEMES » ECOPE DE 3 MOIS AVEC SURSIS

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VIOLATION DE LA LOI SUR LE COUVRE-FEU

3 mois avec sursis ! C’est la peine que le tribunal des flagrants délits de Dakar a infligée, ce mardi 12 janvier 2021, au rappeur « 10 000 problèmes », Mouhamadou Fall à l’état civil. Ce dernier, arrêté au lendemain du premier jour du couvre-feu suite à des manifestations, a été reconnu coupable d’attroupement, manifestation sans autorisation et violation de la loi relative au couvre-feu. Devant le prétoire, le rappeur a fait volte-face. Il a reconnu le délit relatif à la violation de la loi sur le couvre-feu avant de nier les autres chefs d’inculpation. A l’en croire, il faisait ce live pour sensibiliser les jeunes et non pour les inciter à la violence.

« En faisant ce live, c’était pour inviter les policiers à voir ce qui se passe dans la rue. Je sensibilisais les gens. C’était la première et la dernière fois. Je vous demande de me pardonner. L’erreur que j’ai commise c’est d’avoir descendu dans la rue à cette heure tardive. Je reconnais que j’ai tort. Je vous prie de me pardonner », a déclaré le rappeur qui se confond en excuse.

Poursuivant son propos, il jure que plus jamais il ne participerait à une manifestation. « Je ne participerai plus jamais à une manifestation à plus forte raison violer un couvre-feu. Je ne commettrai plus jamais l’erreur de retourner en prison. Qu’on me pardonne cette fois-ci, je vous garantis que cela ne se reproduira plus ».

« Au lieu de nous donner 10000 solutions, il multiplie ses 10.000 problèmes »

Le maître des poursuites, estimant que les faits qui lui sont reprochés ne souffrent d’aucune contestation, a requis un mois ferme contre le prévenu. Car, pour lui, c’est en connaissance de cause que le rappeur a commis les chefs pour lesquels il a été trainé devant le prétoire.

« Il savait qu’il allait provoquer un attroupement. Pour nous son comportement est un comportement de séduction. Alors qu’on tente de faire face à cette pandémie des citoyens avec l’esprit subversif donnent l’idée à des jeunes de ramer à contre-courant des décisions prises par l’administration pour freiner cette maladie. Au lieu de nous donner 10000 solutions, il multiplie ses 10.000 problèmes à autant de problèmes », a dénoncé le maître des poursuites.
L’avocat de la défense a plaidé la clémence. Il a demandé au juge de lui tendre la perche puisque qu’il a présenté ses excuses à la Nation. Rendant sa sentence, le juge n’a pas suivi le réquisitoire du parquet. Il lui a infligé une peine assortie de sursis.

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