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CE QUE TENTE LE RAPPEUR SIMON

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Le consommé local est devenu sa tasse de thé. Pour la promotion des artisans locaux, le rappeur, membre de Y en a marre, Simon Kuku, n’hésite pas à prendre le ‘’mic’’ pour sensibiliser les Sénégalais. De passage à Itv, il a exposé le sens de son combat. « Cela fait deux ans que nous avons lancé le concept ‘’ Solo Fi’’ (s’habiller local). C’est dans le but d’inciter les Sénégalais à avoir un réflexe local. Une pensée locale. Je veux un pantalon ou une chemise, je me pose la question de savoir, s’il n’y a pas un artisan, dans mon quartier, dans ma ville qui le confectionne. Il faudrait avoir ce sentiment de nationalisme à enrichir un sénégalais comme nous au lieu de prendre notre argent pour aller le donner à un Turc, un Chinois ou un autre », a-t-il indiqué.

Après des démarches et des contacts auprès des autorités en charge de l’artisanat au Sénégal, Simon s’est rendu compte que, chaque année, environ 45 milliards de F CFA sont dépensés par les Sénégalais pour l’achat de babouches importées. « Pourquoi ne pas avoir ce réflexe, durant les fêtes de tabaski, Gamou, Magal et autres, d’acheter nos babouches chez les artisans du pays. Ils sont nombreux, à Ngaye Mékhé, Soumbédioune, Médina… C’est juste une question de patriotisme », clame le rappeur.

Dans ce contexte marqué par la guerre en Ukraine et ses nombreuses conséquences notamment sur certains produits alimentaires, le ‘’Y en a Marriste’’ estime que l’urgence reste la consommation des produits locaux. ‘’ Produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons’’, disait Thomas Sankara. Cette boutade, explique Simon, devrait inspirer tous les Africains. « Il y a un grand projet qui s’appelle savoir-faire local. Son objectif est de montrer le savoir-faire de certains de nos cuisiniers, qui savent faire des plats à base de fonio, de mil, de riz, du Walo. C’est pour dire aussi aux Sénégalais que le riz importé que nous consommons n’est pas bien. Il n’est pas bon pour la santé. On voit énormément de cas d’Avc ces dernières années. Pendant la pandémie à Covid-19, les frontières étaient fermées. Si on n’a pas ce réflexe de dire que nous allons produire et consommer local, arrivera un jour, je ne le souhaite pas, où on n’aura plus rien à manger. C’est une honte de voir le président Macky Sall aller voir poutine pour quémander du blé pour l’Afrique qui a un sol très fertile, des terres cultivables », a-t-il indiqué.

Babacar FALL,
Awa TOUMAGNON (stagiaire)

8 juillet 2022


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