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LE RETRAIT DE BARKHANE ACTÉ PAR MACRON ET SES ALLIÉS

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L’annonce était attendue. Dans une déclaration conjointe, la France et ses partenaires ont annoncé le retrait de l’opération Barkhane au Mali. Un retrait échelonné de quatre à six mois. Ils ont évoqué, dans leur déclaration, de "multiples obstructions des autorités de transition maliennes."

Le Canada et les Etats européens opérant aux côtés de l’opération (française) Barkhane et au sein de la Task Force Takuba ont ainsi souligné que "les conditions ne sont plus réunies pour poursuivre efficacement leur engagement militaire actuel […] au Mali" et "ont donc décidé d’entamer le retrait coordonné du territoire malien de leurs moyens militaires respectifs dédiés à ces opérations."

Autrement dit, "nous ne pouvons pas rester engagés militairement aux côtés d’autorités de fait dont nous ne partageons ni la stratégie, ni les objectifs cachés", et qui ont recours à "des mercenaires de la société [russe] Wagner" aux "ambitions prédatrices", a fait valoir le président français, Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse aux côtés des présidents sénégalais, ghanéen et du Conseil européen." Ce, même si les autorités maliennes continuent de nier la présence de ces mercenaires sur leur territoire.

Dans un entretien avec France24 et RFI, le président ivoirien Alassane Ouattara a estimé que "le départ de Barkhane laisse un vide". Le chef de l’État sénégalais, Macky Sall, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine (UA) a interpellé, lui, les Nations Unies pour le financement des opérations de sécurisation.

Mais, Macron a rejeté "complètement" toute idée d’échec. Par contre, l’opération va se poursuivre avec une extension du soutien de Paris et ses partenaires aux pays voisins du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest" pour contenir la menace jihadiste.

Die BA

17 février 2022


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