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LE SÉNÉGAL REFUSE DE SIGNER LE PROTOCOLE D’ENGAGEMENT

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À la COP 26, c’était l’un des points de discorde les plus remarqués entre les pays développés et ceux considérés comme les moins avancés. Et cela c’est confirmé lors d’un atelier de restitution des conclusions du sommet sur le climat de Glasgow (Royaume-Uni) organisé par le ministère de l’Environnement et du Développement durable. Face à la presse, Abdou Karim Sall a précisé qu’à l’heure actuelle " seuls 39 pays dont 6 du continent africain ont accepté de signer le protocole d’engagement relatif aux financements des énergies fossiles". Sans indiqué lesquels, il a fait savoir que le Sénégal s’oppose à une telle initiative dont l’objectif est d’empêcher " à nos pays (africains) d’atteindre le même niveau de développement que les pays occidentaux. "

Pour justifier la posture adoptée par l’Etat du Sénégal, Abdou Karim Sall pense que c’est une injustice de vouloir arrêter les ressources financières destinées aux projets liés au pétrole et au gaz alors que les puissances étrangères continuent d’exploiter à outrance le charbon. En la matière, il a affirmé que le Sénégal est plutôt un bon exemple puisqu’il utilise déjà plus de 30 % de mixité énergétique.

Financements des pertes et dommages, l’autre pomme de discorde

Pour les pays les moins avancés, il est désormais indispensable de traiter de la même manière la question de l’adaptation climatique et celle des pertes et dommages.

D’après le ministre de l’Environnement et du Développement durable " le continent africain présente des spécificités reconnues par la convention cadre des Nations - Unies sur le climat, pollue moins, en revanche subi plus les effets du réchauffement climatique."

En guise d’illustration, il cite " les pluies hors saisons survenues deux fois de suite au Sénégal et qui ont décimé pratiquement le cheptel ". C’est pourquoi, selon lui, les pays pollueurs doivent accepter la mise en place d’un fonds pour épauler ceux touchés par ce genre de situation exceptionnelle.

Mais tout le tableau est loin d’être sombre. Les pays avancés ont pris l’engagement lors de la COP 26 de financer les fonds de reconstitution et d’adaptation. Mais ce ne sont que des promesses de financement à hauteur de 769 millions de dollars US.
Encore des promesses et défis qui seront sur la table lors de la COP 15 sur la désertification en Côte d’Ivoire et COP 27 en Egypte l’année prochaine.

Pape Ibrahima NDIAYE

27 novembre 2021


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