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"LE SÉNÉGAL VA DROIT DANS LE MUR, SI..." ALERTE UNE SCIENTIFIQUE

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Seule 5,7% de la population a accompli un schéma vaccinal complet, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Une situation qui ne manque pas d’inquiéter le corps médical, notamment au Sénégal.

La professeure Maïmouna Ndour Mbaye, directrice du Centre Marc Sankalé à Dakar, regrette que la couverture vaccinale peine à se mettre en place. Pour elle, la mise en place d’un passe sanitaire ne fonctionnerait pas au Sénégal, il faut que la vaccination soit acceptée avant tout. "Nous n’arrivons pas à convaincre les populations de se faire vacciner. Il faut que la vaccination soit culturellement acceptée par la société. Si ce n’est pas le cas, on va droit dans le mur. Il faut inclure les guides religieux, les guides coutumiers pour que cette stratégie-là soit acceptée par la société, explique-t-elle au micro de RFI.

Cette inquiétude du corps médical n’est pas nouvelle. Déjà le 4 novembre dernier, Dr Amadou Sall, Administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar (IPD), n’excluaitt "aucun scénario" sur l’évolution de la pandémie à coronavirus. "Il faut planifier la situation la plus catastrophique et espérer avoir ce qu’il y a de mieux. "Il ne faut exclure aucun scénario", avait-t-il relevé, interpellé par Emedia.sn.

De son côté, le Directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies de l’Union africaine (Africa CDC), Dr John Nkengasong, étaitt catégorique : "je peux vous assurer qu’il y aura une 4e vague et peut-être une 5e." D’autant plus qu’a-t-il appuyé : "aujourd’hui, il y a sept pays en Afrique qui subissent une 4e vague déjà. Donc, c’est une question de temps."

"Pour éviter cela, il faut aller se faire vacciner, c’est tout", a-t-il ajouté. "Si nous avions des niveaux de vaccination plus élevés, nous serons plus rassurés (par rapport) au futur", a également indiqué Dr Sall.

Pass sanitaire

Pour rappel en Conseil des ministres qu’il a présidé, le mercredi 3 novembre, le Chef de l’État, Macky Sall, avait demandé au ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, "de réactiver et intensifier la campagne de vaccination", y compris dans les établissements scolaires et universitaires. Il s’agit, détaille le communiqué sanctionnant la réunion hebdomadaire, d’examiner, en rapport avec le Comité national de gestion des épidémies (CNGE), "les modalités d’instauration d’un pass sanitaire pour l’accès aux lieux publics."

AN

15 novembre 2021