LE SENTIMENT AFFICHÉ PAR L’ÉCRIVAIN GUINÉEN THIERNO MONÉNEMBO

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Départ de Condé

Les réactions suite au Coup d’Etat en Guinée se multiplient et se ressemblent. Sur les ondes d’Iradio (90.3), l’écrivain Thierno Monénembo, n’a pas caché sa joie de voir Alpha Condé quitté le pouvoir. Même s’il ne sait pas ce que l’avenir réserve à son pays, il estime que le départ forcé de Condé est une bonne chose pour la Guinée. « Pour moi, c’est une joie inégalable le fait qu’Alpha Condé soit parti.

Évidemment, personne ne peut prévoir l’avenir de la Guinée. Nous avons des militaires au pouvoir. Et en Afrique, les militaires au pouvoir, ce n’est pas toujours simple. Ils ne sont pas les plus compétents pour gérer l’économie. Ils ne sont pas les mieux sensibles aux questions des droits de l’homme. Mais pour l’instant, personne ne peut nous pousser à bouder notre plaisir. Nous sommes contents qu’Alpha Condé parte. Tout ça c’est lui », a-t-il laissé entendre.

Lauréat 2008 du prix Renaudot, Thierno Monénembo dit espérer un rétablissement rapide de la situation. Il dit en avoir confiance. Parce que, souligne-t-il, « Mamady Doumbouya est un professionnel, un vrai militaire. Ensuite, sa profession de foi me semble assez bonne. Il a compris les grands problèmes du pays que sont, entre autres, une absence totale de système politique et d’institution ».

Ce coup d’Etat, le fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine note toujours sur Iradio que tout le monde le voyait venir. S’il en est ainsi, c’est parce que Condé avait fini par se comporter comme un dictateur malgré son parcours honorable dans l’opposition guinéenne.

« Il faut dire qu’en Guinée, il y avait une situation de dictature totalement assumée avec une fascination du président de la République par rapport à un certain nombre de leaders comme Kagamé qui est dur, Erdogane, Poutine.

Ensuite, il y a eu une absence totale de dialogue. Vous faites un forcing avec un troisième mandat qui a suscité, peut-être, un des plus grands mouvements de résistance de l’histoire politique de la Guinée depuis les indépendances le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution). Tu réprime violemment, mettre les gens en prison, interdire toute forme d’opposition démocratique, même les sièges de partis d’opposition étaient occupés par l’armée », a déclaré M. Tine.

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