LE SYNDICAT DES PHARMACIENS AU CHEVET DU DR GAYE

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AGRESSION POLICIÈRE

Le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal (SPPS) manifeste « toute son indignation » suite au coup de force du commissaire Sangharé à la pharmacie Fadilou Mbacké, en face de l’hôpital Nabyl Choucaire. De garde dans la nuit de mercredi à jeudi, Dr Cheikhouna Gaye a été arrêté et conduit de force à la Police des Parcelles Assainies (PA), les mains menottées, sur ordre du commissaire Bara Sangharé. Pour le seul motif d’avoir refusé de lui vendre un médicament sans ordonnance.

Contrarié, le responsable de la Division des PA a promis de lui faire regretter son geste, en faisant appel à ses agents qui l’ont trainé de force. La vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, a suscité une vague d’indignation.
Choqués et scandalisés, Dr Assane Diop, le président du SPPS, et ses camarades, face à la presse, aujourd’hui vendredi, 16 août, condamnent « avec la dernière énergie ce genre d’acte tout à fait contraire aux dispositions du décret 2009-490 fixant les conditions d’application de la loi 2009-18 portant statut des corps de la police, qui stipulent que « les membres de la police nationale doivent, en tout temps, qu’ils soient ou non en service, s’abstenir en public de tout acte ou propos de nature à discréditer la police ou à troubler l’ordre public.

A la place, ils indiquent qu’ils attendaient « plutôt le commissaire Sangharé à ses côtés dans la lutte contre la vente illicite des médicaments et l’exercice illégal de la pharmacie, attente d’autant plus fondée que sa hiérarchie avait pris de tels engagements devant les pharmaciens. »

Enfin, le SPPS, qui exprime son soutien et toute sa solidarité au Dr Cheikhouna Gaye et Dr Mame Mbacké Ndiaye Sène, se dit « disposé à les accompagner dans toutes les actions qu’ils auront à entreprendre pour que force reste à la loi ».
A ce propos, Dr Assane Diop est formel : « Nous nous félicitons de la diligence des autorités et prenons acte des mesures conservatoires prises à l’endroit du commissaire Sangharé et du geste du ministre de la Santé et de l’Action sociale, (Abdoulaye Diouf Sarr), qui s’est déplacé à ladite pharmacie pour apporter son soutien et dénoncer cet acte inqualifiable. Néanmoins, les faits sont tellement graves qu’il va falloir prendre toutes les sanctions prévues dans de pareilles circonstances. » Leur message est « que de tels actes ne se reproduisent plus. Plus jamais ça ».

Pour le respect dudit mot d’ordre, le syndicat a le soutien du SUTSAS, du SAMES, de l’association des pharmaciens hospitaliers, du SAMES, entre autres.

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