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LE TRISTE SORT RÉSERVÉ AUX DROITS DES ENFANTS

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Avec le développement des réseaux sociaux, la vie privée et les données à caractère personnel, notamment ceux des enfants, sont quasiment bafoués. C’est pourquoi la Direction de la promotion des droits et de la protection des enfants, a organisé à Saly, un atelier de mise à niveau de 3 jours, à l’intention de la presse.

Les enfants et les petits enfants doivent être protégés contre toutes formes d’exploitation ou d’utilisation de leurs images à travers les réseaux sociaux et la presse en général. Mais force est de reconnaitre que la réalité est tout autre. En effet, avec le développement des réseaux sociaux, du web Tv et des autres supports médiatiques qui ne cherchent que le sensationnel, la préservation de la vie privée et le respect de la réglementation des données à caractère personnel, surtout vis-à-vis des enfants, sont quasiment bafoués.

C’est donc dans le souci de sensibiliser les organes de presse sur le respect de la réglementation sur cette problématique que le ministère de la Femme, de la famille et de la protection des enfants a organisé un atelier. « Cet atelier, qui s’inscrit dans le cadre d’une campagne de communication, est un moyen de conscientiser les journalistes du rôle qu’ils jouent par rapport à la protection des données personnelles des enfants. Nous nous attendons à ce que les journalistes puissent prendre connaissance, et conscience de leur rôle et du travail qu’ils doivent jouer, pour que ces enfants-là puissent être protégés, mais aussi qu’ils aient une meilleure compréhension des textes, c’est-à-dire du cadre juridique », a dit Diégui Diop, directrice de la Promotion des droits et de la protection des enfants.

À ce propos, elle a expliqué qu’une donnée à caractère personnel, c’est « tout ce qui permet d’identifier une personne physique, d’une manière directe ou indirecte. En fait, pour que ces données puissent être utilisé, il faut un consentement non vicié et sans équivoque, à fortiori s’il s’agit des enfants ».

Abondant dans le même sens, Aminata Sarr Ndiaye, enseignant-chercheur à l’Uvs, qui a fait la présentation du cadre d’intervention de la formation, a souligné pour le déplorer qu’à la « vitesse dont les Ntic se développent, il faudrait que les journalistes puissent savoir que les enfants ont droit à une protection, surtout les enfants qui sont victimes de violence, de viol ou de maltraitance ». Selon elle, « ces enfants-là ne doivent pas être exposés, au nom du respect de leurs droits et si on n’y prend garde, on risque d’être colonisés technologiquement ».

Il faut noter que malgré le cadre juridique protecteur, notamment la Loi 2008 sur la protection des données à caractère personnel, le développement rapide des Ntic, marqué par l’avènement de la prolifération des réseaux sociaux, il y a une divulgation sans commune mesure des données à caractère personnel. Des violations du cadre juridique de la protection des données à caractère personnel qui parfois, prennent une tournure à la limite dramatique, surtout concernant les enfants, cible très vulnérable et dont l’avenir peut être compromis pour toute une vie. « Nous devons fournir des efforts à propos de la protection des données personnelles pour un meilleur traitement de l’information », a, quant à lui, plaidé le vice-président chargé de la formation de la Convention des jeunes reporters du Sénégal, Migui Marame Ndiaye.

Ndèye Anna NDIAYE (Envoyée spéciale à Mbour)

18 octobre 2022


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