LE VIEUX CONTINENT PREND UNE SÉRIE DE SANCTIONS CONTRE LA GAMBIE

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Refus de coopérer avec l’UE

Comme mesures de rétorsions suite au refus de la Gambie de coopérer pour le rapatriement de ses ressortissants en situation illégale sur le vieux continent, l’UE a pris une série de mesures, ce jeudi, restreignant la délivrance de visas dans l’espace Schengen pour les Gambiens. En Août dernier, Banjul a notifié à Bruxelles son refus, jusqu’à nouvel ordre, de coopérer pour accueillir sur son sol ses ressortissants ayant épuisé les recours pour obtenir l’asile. Alibi : la fragilité de son économie, touchée de plein fouet par la pandémie du covid-19, selon les autorités. Mais les observateurs y ont vu une mesure pour éviter de s’attirer les foudres de ses compatriotes dans une année électorale.

Un communiqué officiel du Conseil de l’Union européenne a détaillé, ce jeudi les dispositions temporaires prises contre les Gambiens désirant un visa d’entrée dans l’espace Schengen. Ces derniers seront désormais soumis à un protocole particulier qui requiert des justificatifs complets pour les demandes de visas.

L’autre restriction, est que les Gambiens ont maintenant perdu le privilège de se voir délivrer des visas à entrées multiples dans l’espace des 27. Si un Gambien obtient un visa pour un pays membre de l’UE, il ne reste valable que pour le seul pays pour lequel il a demandé. L’Union européenne a également décidé que les Gambiens titulaires de passeports diplomatiques ont désormais perdu l’exemption facultative des frais de visas qu’ils avaient l’habitude de bénéficier dans l’espace. En d’autres termes, ils seront taxés plus cher dans tout le processus de délivrance de visas.

Fragilité de son économie

Par ailleurs, les Gambiens perdent également le privilège de limitation du délai de traitement des visas de 15 jours.
Une série de restrictions prises comme mesures de rétorsion contre la Gambie pour son refus de coopérer avec l’UE pour accueillir ses ressortissants qui ont épuisé tous les recours pour obtenir l’asile.
Les 27 ont gouté peu la décision de Banjul d’Août dernier refusant toute coopération migratoire, jusqu’à nouvel ordre, pour dit-on la fragilité de son économie.

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