[LES 19 ÉVÈNEMENTS QUI ONT MARQUÉ 2019] : UNE ANNÉE ÉLECTRIQUE

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RÉTRO SOCIÉTÉ

Retour sur les principaux faits de société qui ont marqué 2019. Polémique, scandales, mauvaises nouvelles...2019 aura été plutôt électrique.

Hausse du prix de l’électricité : Une bataille qui se joue dans la rue

La Senelec a été sous les feux de la rampe cette année 2019. L’annonce de l’augmentation du prix l’électricité est passée par là.
Cette hausse du prix, effective depuis le 1er décembre, est mal accueillie par une frange de la population. D’ailleurs, c’est en voulant faire de cette augmentation leur cheval de bataille que Dr Babacar Diop et Guy Marius Sagna ont été arrêtés, vendredi 29 novembre, devant les grilles du palais et mis en prison. Si le premier nommé a pu bénéficier d’une liberté provisoire tel n’est pas encore le cas pour le second qui croupit toujours au Camp pénal.

L’Eco, la nouvelle monnaie africaine

Samedi 21 décembre 2019, à Abidjan, le président ivoirien Alassane Ouattara a dressé les grandes lignes de l’accord conclu entre les huit pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) qu’il représentait (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) et la France.

À ses côtés, son homologue français Emmanuel Macron s’est "félicité" que l’Eco voit "le jour en 2020", en expliquant avoir "entendu" les critiques au sujet du franc CFA. Cette annonce du président français a soulevé de vives controverses.


Révélations BBC : Aliou Sall, le scandale du siècle ?

La gestion des ressources pétrolières et gazières découvertes au Sénégal a été, en 2019, au cœur des débats, après que BBC a fait de graves révélations de corruption impliquant le frère du président de la République, Aliou Sall et Frank Timis. L’enquête révélait que le maire de Guédiawaye aurait reçu 25 000 dollars par mois pendant 5 ans. En sus, il s’est également vu promettre des actions d’une valeur de 3 millions de dollars dans les sociétés de Franck Timis. L’opposition sénégalaise, au lendemain de la diffusion du reportage, s’est ruée dans les brancards pour dénoncer ce qu’elle considère comme le « scandale du siècle ».

24 juin 2019 Aliou Sall prend une décision surprenante, saluée par certaines de ses camarades de parti. Dans une lettre rendue publique, le frère du président annonce sa démission de son poste de directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Le procureur de la République entre dans la danse pour élucider l’affaire. Il ouvre une information judiciaire, donnant le coup d’envoi des auditions à la Brigade des affaires générales de la Division des investigations criminelles. Le procureur, lance un appel à témoins en demandant à tous ceux qui détiennent des documents pouvant participer à la manifestation de la vérité de les déposer au niveau de la Division des investigations criminelles. Malgré cela le congrès de la renaissance démocratique « And Dekkil Bokk » a déposé une plainte avec constitution de partie civile auprès du Premier Cabinet d’instruction près le Tribunal de Grande instance de Dakar. Plusieurs personnalités politiques et de la société civile ont été auditionnées devant les éléments enquêteurs tout comme devant le procureur et le doyen des juges. La suite en 2020.

Le retour inattendu de Taib Socé en prison

S’il y a quelqu’un qui n’oubliera jamais 2019, c’est bien le prêcheur de la Rfm, Taib Socé. Bénéficiant d’une grâce présidentielle le 3 avril 2016, il a été rattrapé par son passé dans l’affaire de l’escroquerie portant sur de l’or d’une valeur de 146,6 millions de francs CFA, pour laquelle il a été condamné, le 03 Aout 2015, à une peine de 3 ans de prison ferme.

A nouveau arrêté, le 26 juillet 2019, par les éléments de la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane, le prêcheur retrouve les rigueurs de la prison. Seulement, il devait verser à la partie civile une centaine de millions en guise de dommages et intérêts. Un montant colossal qu’il n’a pas pu mobiliser. La partie civile exerce la contrainte par corps sur lui pour entrer dans ses fonds. Taib Socé est renvoyé en prison. Ses soutiens, avec à la tête les prêcheurs Iran Ndao (Sen Tv) et Oustaz Aliou Sall (Sud Fm) se sont mobilisés pour le tirer d’affaire. Ils organisent des téléthons et réussissent à collecter les 100 millions FCFA requis pour le libérer.

Bineta Camara crapuleusement tuée

L’année 2019 a été macabre. Plusieurs cas de meurtres, les uns plus atroces que les autres, ont été constatés. Celui a scandalisé le Sénégal, c’est le meurtre de la jeune fille Bineta Camara, crapuleusement tuée le 18 mai 2019. Son présumé meurtrier n’est personne d’autre que son voisin, Pape Alioune Fall. Ce dernier, qui fréquentait régulièrement leur maison, tentait de la violer. Les égratignures trouvées sur la poitrine et sur les parties intimes de la victime ainsi que la découverte d’un caleçon tacheté de sang confortent cette thèse. Le sieur Fall est placé sous mandat de dépôt pour tentative de viol suivi de meurtre.


Le drame de l’ilot Serpan

Le lundi 16 septembre a été dramatique au Sénégal. Une pirogue avec à son bord près de 40 personnes avait chaviré, tard dans la soirée, au large de l’îlot Serpan. Le bilan est lourd. 4 morts et 35 rescapés sont dénombrés. À l’annonce de la nouvelle, le président de la République Macky Sall avait fait le déplacement au niveau de l’embarcadère, accompagné de son ministre des Forces Armées, Me Sidiki Kaba, qui a aussi un proche parmi les victimes, de son ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, de son ministre de la Pêche Aminata Mbengue Ndiaye. Deux enquêtes ont été ouvertes pour élucider les circonstances de l’accident tragique. Il s’agit d’une enquête judiciaire et d’une enquête administrative. L’enquête judiciaire est confiée à la section environnement de la légion Ouest de la gendarmerie nationale et celle administrative est gérée par l’Agence nationale des affaires maritimes. L’île a été également fermée jusqu’à nouvel ordre.

Bougazelli perdu par les faux billets

Le député Seydina Fall alias Bougazelli fait partie des autorités politiques qui ont marqué les esprits en 2019. Le 14 novembre 2019, il est arrêté pour trafic de faux billets. Quelques jours après son arrestation, le parlementaire et non moins responsable politique de la mouvance présidentielle démissionne de son poste de député pour permettre à la justice de faire convenablement son travail. Le vendredi 23 novembre 2019, le député Seydina Fall « Bougazelli » et ses présumés complices, cinq sénégalais et un Burkinabé, ont été placés sous mandat dépôt par le doyen des juges Samba Sall pour association de malfaiteurs, contrefaçon de signes monétaires en cours légal au Sénégal, blanchiment de capitaux et corruption. L’ex député séjourne depuis ce jour à la maison d’arrêt de Rebeus.

Saisies record de drogue

La drogue a coulé à flots au Sénégal en 2019. La saisie de cocaïne effectuée, cette année, par les soldats de l’économie a battu tous les records. Les saisies de drogue ont atteint une montée vertigineuse. Ce qui pousse certains à affirmer de façon péremptoire que le Sénégal est devenu une zone de transit pour ne pas dire une plaque tournante de la drogue.

Au cours de l’année 2019, plus de 2,5 tonnes de cocaïne ont été saisis. Les saisies les plus importantes sont faites au Port Autonome de Dakar (PAD). Plusieurs arrestations s’en sont suivies. Mais, certains parmi elles, ont bénéficié, quelques semaines plus tard, d’une liberté provisoire. Il s’agit notamment d’un couple allemand, de deux italiens ainsi que le capitaine italien du navire « Grand Nigéria » de Grimaldi, Mattera Borgia Pasquale et son compatriote Paolo Almalfitano. La drogue saisie a été incinérée.


Les chaines de la maltraitance juvénile

L’actualité a été marquée aussi par l’affaire dite « Cheikhouna Gueye », du nom de ce maitre coranique qui avait enchainé des enfants talibés qui tentaient de prendre la fougue. Les faits se sont déroulés à Louga, plus précisément dans le village de Ndiagne. Le maitre coranique, le soudeur et les parents du talibé avaient été arrêtés et placés sous mandat de dépôt. Le 27 novembre, l’affaire est enrôlée pour être jugée par le tribunal des flagrants délits de Louga. Les soutiens du maitre coranique envahissent les lieux pour manifester et demander la libération de ce dernier. Ils ont, après le réquisitoire du parquet, saccagé le tribunal. Le 4 décembre 2019, le maitre coranique Cheikhouna Gueye et ses complices écopent de 2 ans avec sursis.

Luc Nicolaï rattrapé par son passé

L’année 2019 a également marqué le monde de la lutte. Non pas pour ses combats épiques mais par l’arrestation du promoteur Luc Nicolai, en pleine préparation d’une grande affiche. Modou Lo (Roi des arènes) et Ama Baldé (Ecurie Falaye Baldé).

Le promoteur de Mbour a été arrêté par les éléments de la Brigade de recherches de la gendarmerie de Thiès qui ont exécuté le mandat lancé contre lui dans le cadre de l’affaire de la drogue du Lamantin Beach hôtel. Il est détenu à la prison de Saint-Louis où il doit purger le reste de la peine, 2 ans, qui lui a été infligée. Son fils, William Nicolaï a fait une sortie pour rassurer les amateurs en déclarant que le combat aura bel et bien lieu, malgré les déboires judiciaires de son père.

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