LES 7 KHALIFE DE MAODO : SERIGNE BABACAR SY, L’UNIVERSEL (1/7)

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GAMOU 2019

Depuis sa disparition, El Hadji Maodo Malick Sy a eu sept successeurs pour guider ses fidèles dans la voie de la Tidjaniya. Trois fils et quatre petits-fils, qui ont en commun une grande érudition et un sens très élevé de la socialisation. Emedia.sn vous les présente, un à un, en commençant par Serigne Babacar Sy, premier Khalife de Maodo.

Né en 1885 dans la première capitale du Sénégal, Saint Louis, Serigne Babacar Sy est affectueusement appelé par les disciples de la confrérie Tidiane « borom bonnet carré bi » (celui qui porte le bonnet carré, en référence à son bonnet qui ne le quittait jamais). Il est l’un des plus érudits de sa génération.

Gardien vigilent de la confrérie, il a été le premier rempart de la famille de Seydi El Hadji Malick Sy. Il a succédé son père Seydi El Hadji Malick Sy au "khalifat" à l’âge de 37 ans, signe d’une grande responsabilité à un très jeune âge. C’était le mardi 27 juin 1922, date du rappel à Dieu de son père. Il suivit les pas de son défunt père et ne ménage aucun effort pour participer à l’expansion de la confrérie ainsi que la renommée de la cité religieuse de Tivaouane.

Son charisme et sa forte personnalité lui avaient permis de s’ouvrir à toute l’Afrique Occidentale française. Serigne Babacar Sy était un animateur incomparable de la Tarikha. Il n’a jamais transigé sur les principes de dignité et de probité morale. Sa rigoureuse orthodoxie dans la parole qu’il savait répandre explique certainement la sympathie et le respect que lui ont porté les musulmans du Sénégal. Il a également eu la réputation de se faire aimer par la jeunesse, même celle qui n’a pas été témoin de son époque.

Par ses qualités exceptionnelles d’éducateur, il modela les talibés en s’appuyant sur les daara, les hadaras dont l’un des plus célèbre fut le « Dahiratoul Kiram » fondé en 1927 par des agents de l’administration.
Très ouvert aux idées de justice et de bonté, Serigne Babacar Sy n’était pas d’un commerce difficile. Il entretenait de très bonnes relations avec tout le monde particulièrement avec l’administration coloniale. Laquelle l’avait surnommé « Khalife général de l’Afrique occidentale française ».

Décédé le 25 mars 1957, Serigne Babacar Sy a laissé derrière lui une confrérie puissante dont les adeptes avaient considérablement augmenté et ne cessaient d’essaimer un peu partout dans le pays.

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