image

« LES AGRESSEURS ET LES CASSEURS N’ONT PAS LEUR PLACE A L’ÉCOLE… »

image

Le président de la République a tranché le débat sur les violences scolaires et universitaires. Venu présider la cérémonie de remise des prix du concours général ce jeudi 11 août, après s’être offusqué de cette situation, il a clairement dit que « les agresseurs et les casseurs n’ont pas leur place ni à l’école ni à l’université ».

À l’entame de son discours, il avance pour s’en réjouir : « les résultats du concours général de cette année, révèlent que les élèves des séries scientifiques ont brillé non seulement dans leurs disciplines mais aussi dans les séries littéraires en s’adjugeant 61% des prix. Alors que notre société est percutée par des violences physiques et verbales et de la frénésie des fake news et la manipulation dans les réseaux sociaux ». Macky Sall en restant sur ce registre des violences, ajoute : « Dans ces tourbillons des temps modernes, la jeunesse semble être en perte de repères allant jusqu’à verser parfois dans un mimétisme sans commune mesure. Je pense à la pratique choquante des scènes de violences sur des enseignants et de saccages d’infrastructures et du matériel scolaire ».

Affecté par cette situation, le président de la République lâche : « Les agresseurs et les casseurs qui constituent fort heureusement qu’une infime minorité n’ont pas leur place à l’école ni à l’université ». « Nous devons tous agir fermement pour mettre fin à ces dérives : pouvoirs publics, partenaires sociaux, mais également les familles, responsables de premier chef pour l’éducation de leurs enfants », a-t-il lancé comme invite.

S’agissant de la réforme du système éducatif, le chef de l’Etat estime qu’« elle pose une double problématique : le contenu des enseignements et la façon d’enseigner. Certains spécialistes appellent cela la pédagogie d’enseignement ». De l’avis du président Macky Sall : « Les interrogations ne manquent pas. Pourquoi les filières scientifiques et techniques sont désertées ? Pourquoi après 7 ans de cursus, les apprenants ne parviennent pas à parler anglais alors que c’est la langue de communication par excellence à l’international. Quel est le degré de pertinence des contenus pédagogiques : l’instruction civique, la philosophie et en histoire et géographie ». Il est ainsi convaincu que ces questions ne sont pas « exhaustives », elles méritent des réflexions et des réponses. Les curricula scolaires doivent davantage aider « nos élèves à vivre leur temps, affronter les réalités d’un monde en mutation en restant ancré dans nos valeurs, cultures et civilisations ouvertes aux apports positifs de l’extérieur ».

D’après lui, un temple du savoir doit surtout apprendre aux apprenants le savoir-faire et le savoir être qui les prépare à la vie de demain. C’est tout le sens des réformes que nous avons entrepris depuis plusieurs années.

Suzanne SY

11 août 2022


------------------------------------

Vous pouvez réagir à cet article