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LES ASSURANCES DE L’ORDRE DES VÉTÉRINAIRES

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Pour partager les modalités pratiques de la campagne de vaccination du cheptel, l’Ordre des docteurs vétérinaires du Sénégal (Odvs) a tenu avant-hier un atelier. Laquelle est programmée durant la période du 05 septembre 2022 au 31 mars 2023 et va durer 07 mois. Pour se conformer aux standards sanitaires internationaux le Sénégal ambitionne de vacciner au moins 9000 000 ovins et caprins, 2500 000 bovins, 350 000 chevaux la peste équine. Et 5 000 000 de volailles contre la maladie de Newcastle.

En faisant l’économie des échanges, le docteur Imam Thiam, président de l’ordre des vétérinaires du Sénégal, a indiqué que des efforts ont été consentis par la tutelle pour avoir suffisamment de vaccins lors des campagnes précédentes. « Nous pouvons ainsi espérer un approvisionnement efficace et efficient pour l’ensemble des acteurs afin que les objectifs soient définitivement atteints durant cette présente campagne ». Pour atteindre les objectifs escomptés, il invite les mandataires, au respect des délais d’exécution de la campagne, la rédaction et le dépôt des rapports. « Il revient aux directeurs régionaux de veiller au respect de ces mesures », a précisé le vétérinaire.
Interpellé sur les animaux qui tombent malades, Imam Thiam explique qu’ « il y a des animaux qui sont atteints malgré la vaccination. Mais le fond du problème est dû à des refus de vaccination. Des éleveurs n’ont pas jugé nécessaire de vacciner leur bétail ».

Parce qu’il est d’avis que « le laboratoire garantit des vaccins à suffisance. Il y a des moyens humains pour le faire aussi les populations doivent s’impliquer amen acceptant de faire vacciner leur bétail ».

Sur cette base, le docteur vétérinaire souligne : « si aujourd’hui on a encore des pathologies qui sont présentées c’est qu’il y a un réservoir qui est là. Il est entretenu par des animaux qui ne sont pas immunisés parce que pas vaccinés. Il faut donc sensibiliser les propriétaires ».

Par conséquent, il rassure que dans le cadre de cette campagne, la communication sera mise à profit. Il s’agit de parler avec les populations, aller dans les zones les reculées et contraindre les éleveurs. Dans toutes les régions ces vaccins seront disponibles.

« Quid de la maladie crimé-Congo, elle est très bien surveillée par les services du ministère de l’élevage. Et toutes les zones qui sont décrites comme potentiellement infectées ont été identifiées », s’est voulu explicite Imam Thiam.

Il renchérit à ce sujet : « Cette maladie ne va poser un véritable problème sanitaire dans le pays. Le travail a été fait côté animal et du côté humain le ministère de la santé et de l’action sociale va prendre en charge tous les malades ».

Suzanne SY

28 août 2022


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