LES AVOCATS DE SONKO RABROUENT SERIGNE BASSIROU GUÈYE

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JUSTICE

Au moment où la procédure de la levée de l’immunité parlementaire de leur client, le député et leader de Pastef – Les Patriotes, Ousmane Sonko, est entrée dans sa phase 2, à l’Assemblée nationale, avec la désignation des membres de la commission ad hoc, le collectif des avocats du député mis en cause a saisi le procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye, d’une lettre.

Ousmane Sonko, accusé de viol et menaces de mort par une masseuse de ’’Sweet Beauté Spa’’, Adji Sarr, pourrait être poursuivi pour appel à l’insurrection qui lui est reproché lors de son face à face avec la presse, dimanche, 7 février dernier.

"Il nous est revenu que suite à un rejet par le Bureau de l’Assemblée nationale de la saisine par le juge d’instruction du huitième cabinet, vous auriez diligenté une nouvelle saisine malgré l’existence d’un réquisitoire contre X qui vous dessaisit en vertu de la saisine du juge d’instruction", y dénoncent Me Cheikh Khoureyssi BA et Compagnie.

Les robes noires ajoutent que "ce réquisitoire contre X a pu faire l’objet d’un retrait ce qui serait une autre violation très grave de la loi, en l’état de l’ouverture d’une information judiciaire sur la base du premier réquisitoire au juge d’instruction du huitième cabinet qui avait déjà saisi l’Assemblée nationale."

Fort de ce fait, le collectif des avocats du député Ousmane Sonko souligne que "pour la première fois dans l’histoire, judiciaire du Sénégal, un réquisitoire est pris contre X, et sans que le juge d’instruction n’ait pris aucun acte, il s’est attelé à saisir l’Assemblée nationale, pour une levée de l’immunité parlementaire de X, identifié avant l’heure, comme étant Ousmane Sonko. Et le tout, à savoir réquisitoire et saisine de l’Assemblée nationale, diligenté à une vitesse de météore c’est-à-dire presque de 24 heures avec une diligence inouïe."

Dans la lettre parvenue à Emedia, Mes BA et Cie avaient déjà fini de relever une première "curiosité.

"L’enquête diligentée par la Section de recherches (SR) de Colobane, bien que révélant qu’un médecin et un avocat notamment ont été cités pour faciliter le déplacement de la plaignante à l’heure du couvre-feu, n’a pas été poursuivie. Ce qui est une curiosité car le numéro de la personne ayant cité l’Avocat et le médecin est connu des enquêteurs. Il est également fort curieux que ce médecin n’ait pas été entendu, ni les personnes qui ont accueilli la plaignante à l’hôpital", indiquent-ils, soutenant "qu’il est techniquement facile par des réquisitions faites aux opérateurs de téléphonie d’identifier les numéros".

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