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LES BLOUSES BLANCHES CORSENT LA LUTTE

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Les travailleurs de la santé mettent à exécution leur menace. Après 72 heures de grève avec prise en charge des urgences et le service minimum, les blouses blanches, décrète trois autres jours de grève sur l’étendue du territoire national à partir de ce mercredi. Mieux, même les urgences ne seront pas prises en charge, selon Souleymane Joe Mané Sg du Syndicat national de la santé (Syntras).

" Nous avons appelé les camarades à l’hôpital Amadou Sahir Ndiéguéne pour discuter et les informer de la grève de 72 heures que nous démarrons à compter de ce 08 juin 2022. Cette grève est relative aux accords intervenus entre le gouvernement et les travailleurs de la santé dans le cadre des négociations sur le régime indemnitaire. Ces accords ont laissé en rade plus de 25 mille travailleurs de notre secteur et ne bénéficient qu’à 4300 agents. Ce qui est arbitraire et qu’on ne saurait accepter. Nous avons mobilisé tous les acteurs pour que cette grève soit générale".

Joe Mané et compagnie vont rester chez eux durant ces 3 jours à les en croire. "Nous demandons au camarades de ne pas faire le déplacement pour amener le gouvernement à respecter les accords et de revenir sur l’imposition observée sur nos salaires. Nous avons vu des camarades qui ont perçu 1500 FCFA d’indemnité. On n’est pas content. Il faut que l’État comprend ça. On ne peut pas continuer à travailler et qu’on nous prennent pour des moins que rien. Le gouvernement doit ajuster pendant qu’il a fait des augmentations de 100 mille francs ou plus dans d’autres secteurs", martèle le secrétaire général du Syntras.

Pour Joe Mané, les blouses blanches ont mesuré toutes les conséquences qui pourraient naître de cette grève. Mais, ils promettent d’assumer. Ngoma Niang, secrétaire général national syndicat autonome de la santé, abonde dans le même sens. " l’État n’a respecté que le dixième de ses engagements et c’est malheureux ce constat. L’État n’a payé que les paramédicaux et il a imposé ce paiement. Nous refusons cette imposition sur les augmentations. L’autre préoccupations est que les agents administratifs et les chauffeurs que les négociations avaient concerné ont été exclu de cette augmentation. Pire, les contractuels des établissements publics de santé qui constituent la base, ne sont pas encore payés pour ce mois et les hôpitaux n’ont pas reçu de l’argent pour les payer ".

Dans quel pays sommes-nous ? S’interroge Ngoma Niang qui poursuit. "Nous savons que même en cas de grève le service minimum et les urgences sont normalement assurés. Mais nous sommes au regret de vous informer que : et les urgences et le service minimum ne seront respecté".

Isidore Alexandre SÈNE
(Correspondant à Thiès)

7 juin 2022


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