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LES CHEFS D’ÉTAT MAINTIENNENT LA PRESSION SUR LA JUNTE MALIENNE

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Réunis ce dimanche 12 décembre en sommet ordinaire à Abuja, au Nigeria, les chefs d’États de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont, sur la situation du Mali, exigé à l’unanimité le maintien des élections pour le 27 février prochain. L’organisation sous-régionale menace de se prononcer sur de nouvelles sanctions en janvier 2022 si la situation n’évolue pas.

"Les chefs d’Etat, après de longs échanges, ont décidé de maintenir la date du 27 février 2022 pour l’organisation des élections au Mali. Ils ont décidé de l’entrée en vigueur de sanctions additionnelles en janvier 2022" si les autorités n’honorent pas leur engagement initial de tenir à cette date des élections censées ramener les civils au pouvoir, a dit devant la presse le président de la Commission de la Cédéao, Jean-Claude Kassi Brou.

Avant le sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le colonel Goïta, arrivé à la tête du pays sahélien par un putsch en août 2020 et conforté par un second coup d’Etat en mai 2021, avait écrit au président en exercice de l’organisation, le chef de l’Etat ghanéen Nana Akufo-Addo.

"La République du Mali, par ma voix, s’engage à vous fournir au plus tard le 31 janvier 2022 un chronogramme (calendrier) détaillé", affirme-t-il dans ce courrier de deux pages obtenu par l’AFP.

13 décembre 2021

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