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LES CHIFFRES DU PREMIER BILAN D’ÉTAPE

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Il a toujours été ressassé qu’entre un train qui arrive à l’heure et un autre en retard, c’est le second qui intéresse les journalistes. Ce vieil adage a pu se vérifier après le démarrage de la phase commerciale du Train express régional (Ter) Dakar-Diamniadio. La semaine dernière, un journal de la place a même titré : « Entre pannes, lenteurs, changements inopinés de train : le Ter pas encore à l’heure ». Le Directeur général de la Société d’exploitation du Ter (Seter), Frédéric Bardenet, qui recevait hier un groupe de journalistes, a dressé un bilan d’étape des quinze premiers jours d’exploitation commerciale du Ter et apporté des précisions sur ces supposés « retards et pannes ».

« Le 26 janvier, des conducteurs ont perçu un mouvement anormal entre Baux-maraîchers et Pikine, ils ont alerté, et pour des raisons de sécurité, on a ralenti la vitesse des trains sur cette zone-là. Les trains roulaient à moins de 30 km/h durant une plage horaire de trois heures », révèle Frédéric Bardenet. Ce qui s’est répercuté sur le reste du trafic. Après vérification des enregistrements, de la géométrie de la voie, « on s’est rendu compte qu’il n’y avait rien de dramatique », rassure-t-il. Ce jour-là, 16 trains ont été annulés, soit autant (28) qu’en treize jours d’exploitation commerciale. En dépit de cet épisode, les débuts du Ter sont loin d’être catastrophiques. « On est plutôt confiant sur le nombre de passagers, satisfait sur l’aspect technique et rassuré sur le comportement des voyageurs », résume Frédéric Bardenet, tout en mesurant « avec humilité » les attentes.

« On est conscient d’être sous une très forte observation. A nous d’être au rendez-vous », dit-il. Certes, durant ces quinze premiers jours, le trafic a été très sensiblement inférieur aux attentes (avec 30 000 voyageurs par jour attendus cette semaine, contre un pic journalier de 27 700 voyageurs obtenu le 28 janvier), « mais personne n’imaginait non plus qu’on allait atteindre, dès les premiers jours, l’objectif de 115.000 voyageurs par jour », nuance le Dg de la Seter. L’objectif dans le court terme est de transporter 75.000 voyageurs/jour et 115.000 voyageurs/jour dans le moyen terme. Naturellement, les recettes générées suivent la même courbe : « un tiers de ce qu’on attendait », dit-il, estimant que cette semaine sera décisive « pour voir si le nombre de passagers continue de progresser ». Il reconnaît la nécessité de mieux communiquer sur le Ter, le système d’abonnement, etc.

Un taux de ponctualité de 87%

Cette baisse de l’affluence après la fin de l’opération « Sargal » (gratuité) est-elle liée aux tarifs ? Très tôt pour le dire. « Les seules réclamations sur les tarifs que nous avons reçues viennent des clients de Yeumbeul qui ne comprennent pas pourquoi ils ne paient pas le même prix que ceux de Thiaroye », explique Frédéric Bardenet. Une situation qui, dit-il, sera étudiée avec la Senter, lors de la prochaine évaluation prévue dans six mois.

Concernant les abonnements, M. Bardenet fait état d’une très forte demande émanant des entreprises comme le Port autonome de Dakar, des banques de la place de Dakar ou encore de l’Aibd. Ce qui le rend très optimiste, vu le nombre et la taille des entreprises, quant à l’atteinte, dans un bref délai, de l’objectif de 10.000 abonnements pour les entreprises. Bref, « il faut attendre les premiers jours de février pour avoir une indication plus robuste », indique-t-il.

En revanche, côté exploitation, les indicateurs sont plutôt satisfaisants. Sur 2141 trains commerciaux planifiés (177 du lundi au samedi, 97 le dimanche), 2069 ont roulé, soit plus de 96,6% de réalisation. Par ailleurs, il y a eu 44 terminus partiels (Yeumbeul ou Rufisque), soit 2% des trains. Pour ce qui est de la ponctualité (moins de 5 mn de retard), le taux tourne à 87%, exceptée la journée du 26 janvier où ce pourcentage avait chuté à 68% à cause de la situation décrite plus haut. En définitive, sans nier « quelques petits dysfonctionnements », le Dg de la Seter estime que les débuts du Ter sont « encourageants », surtout en comparaison avec d’autres projets similaires dans le monde où on a noté beaucoup de problèmes pour ce qui est du matériel roulant durant les premiers jours d’exploitation.

Source : Le Soleil

1er février 2022


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