LES CHIFFRES INQUIÉTANTS DE LA GRIPPE ÉQUINE QUI SÉVIT AU CENTRE DU PAYS

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FOUNDIOUGNE

La situation de la grippe équine, également appelée gourme, au centre du pays, ne cesse d’inquiéter le monde rural. Même si le chef de service départemental de l’Élevage de Foundiougne a essayé de rassurer en estimant que « la situation est sous contrôle », sur le terrain, le constat est que la gourme n’a pas reculé.


À ce jour, sur un échantillon de 26 villages, pris au niveau des communes de Toubacouta, Keur samba Guèye, Nioro Alassane Tall, Diossong, Niassène et Diagane Barka, un nombre impressionnant de 181 cas de mortalité ont été enregistrés chez les équidés par les ONG sur place. Les ânes sont beaucoup plus touchés que les chevaux. Ces ONG s’activent pour sensibiliser les populations sur les attitudes et comportements qu’elles doivent avoir face à la menace. Tout comme les autorités locales de l’Élevage, les ONG essaient de mettre les populations en relation avec les vétérinaires, au respect de leurs consignes.

L’isolement des équidés malades, l’injection des antibiotiques et anti-inflammatoires sont, entre autres solutions, les mesures prises pour éradiquer cette épidémie. Des prélèvements auraient été faits et envoyé pour des analyses, mais les résultats tardent encore, nous informe une source locale. Cette dernière n’a pas manqué de lancer un cri de cœur à l’endroit des autorités. « En tout cas, il urge que les autorités puissent prendre des mesures pour sauver la situation à quelques semaines de l’hivernage. Si l’on sait la contribution des chevaux et les ânes aux moyens d’existence des ménages ruraux », plaide notre interlocuteur.

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